Mardi 13 décembre 2011
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Mon intervention au nom du groupe Energies et Compétences :
Depuis 2008, la France s’enfonce dans une crise profonde qui est la crise d’un système économique. Le pouvoir d’achat diminue,
l’emploi est en train de s’effondrer et le système bancaire participe à ce cercle vicieux en rationnant le crédit portant, ce faisant, des coups terribles à notre économie.
La pensée unique qui se voudrait dominante tente de nous persuader qu’il n’est pas d’autres solutions que d’organiser des sommets
européens à répétition et d’asséner des plans de rigueur qui portent tous la même marque.
On attend un gouvernement qui cesserait d’obéir à la dictature des agences de notation et à un système bancaire qui ne fonctionne
qu’à son seul profit. Les plans de rigueur français font porter tous les efforts sur les mêmes, les salariés, les classes moyennes qui sont les seuls à pouvoir faire fonctionner la machine
économique, la consommation et donc l’emploi.
L’augmentation de la TVA, la création d’une vingtaine de taxes en quatre ans, le blocage de l’aide au logement, les ponctions sur
les organismes HLM pour ne citer que quelques une de ces mesures sont toutes « récessionistes ». C'est-à-dire qu’elles retirent du pouvoir d’achat aux français, qu’elles diminuent la
consommation qui est le moteur de l’activité économique.
Les collectivités territoriales sont devenues la bête noire du gouvernement. Après avoir tenté de supprimer les régions, d’imposer
les mariages forcés des communes, voilà maintenant arrivé le temps de l’étranglement financier. La baisse annoncée des dotations de l’Etat aux collectivités rompt le pacte républicain qui lie le
gouvernement et nos collectivités territoriales en même temps qu’elle aggrave notre fragilité. Pourtant, nous sommes tenus par la loi de présenter nos budgets en équilibre, nous participons
grandement à la stabilité de l’activité économique par nos investissements qui viennent soutenir des emplois non dé localisables, nous assurons à tous les échelons la solidarité indispensable,
solidarité entre les gens, entre les quartiers, entre les territoires.
Nous pouvons nous rejoindre sur l’idée que le budget 2012 est des plus compliqués à établir. Pour autant, nous ne mettons pas les
priorités dans le même ordre que vous.
Vous évoquez une politique « d’économie de gestion ». Bonne idée mais,
sauf à considérer que, dans le passé, vous auriez gaspillé l’argent public, cette notion doit tellement se trouver au cœur de l’action publique qu’elle ne devrait pas figurer dans les
orientations budgétaires.
Oui, bien sur, l’argent public est précieux et, justement, parce que la crise est là, notre commune doit protéger ceux qui en ont
le plus besoin.
Nous souhaitons que les priorités qui se dégagent portent sur :
-
la solidarité envers tous les gardéens en prenant notamment l’engagement de ne diminuer aucune subvention aux
associations,
-
la jeunesse qui doit sentir que la collectivité se préoccupe d’elle,
-
la sécurité qui doit être un droit effectif pour chacun,
-
le maintien d’un niveau d’investissement important qui conjugue les intérêts de la commune par l’entretien de ses équipements et
les retombées économiques pour l’emploi local.
Malgré la crise, notre commune en a la capacité financière puisque ses recettes ont augmenté de 18% ces cinq dernières années. Il
faut également en avoir la volonté. Toute l’activité de la ville ne peut se résumer à la construction d’un parking et la reconstruction d’une école qui, pour être indispensable, ne peut masquer
l’état d’autres équipements ou leurs besoins de développement.
La présentation du projet de budget, le mois prochain, montrera si nous avons été entendus.
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