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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /2010 06:00

photo-copie-1.jpgLes riverains sont estomaqués depuis une semaine.

 

Habituellement, l'endroit est plutôt calme. Très abrité. Surtout à l'abri du passage des services municipaux. Ce qui fait dire aux riverains qu'ils n'ont pas l'impression, quand ils vont à Sainte-Marguerite, de faire partie de la même ville.

 

Début de semaine dernière : premier choc, une laveuse tourne dans cette rue et nettoie consciencieusement la route. Le lendemain : deuxième choc. L'entreprise Eurovia dispose ce qui semble être une préparation de chantier. Et effectivement, des bordures sont installées, un avaloir est en création...

 

La mairie aurait-elle réalisée que ces voies font partie de La Garde ? Que nenni. Un riverain m'a donné l'explication. "Regardes le calendrier, on est à 8 jours de Son pique-nique dans la forêt du thouars, Il fait propre et pendant un an, on ne verra plus personne".

 

Il est vrai que j'avais interpellé le maire sur l'absence d'entretien de ce quartier, il m'avait répondu qu'il ne s'occupait pas des riches, qu'il préférait s'occuper de Romain Rolland. Drôle de conception du vivre ensemble...

 

Mais si seulement, c'était vrai. Pour aller visiter régulièrement ce grand ensemble, je peux vous assurer que ce n'est pas le cas.

 

Le bilan de M. Masson, c'est le classement de la ville en zone urbaine sensible et la casse d'un superbe service public.

Par Joël Canapa - Voir les 0 commentaires
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /2010 06:00

Autant prévenir tout de suite, ce qui suit est politiquement incorrect.

 

J'étais dans le Nord (de la France) pour assister à la "convention refondatrice du 1% logement". ça, c'est dit pour les technos. En français, cela signifie que le gouvernement a attaqué la diligence. L'argent des salariés, collecté par les entreprises, est totalement détourné de son objectif qui est de permettre aux salariés de se loger soit par l'accession à la propriété, soit par le logement social. Il est, pour l'essentiel maintenant, consacré à la rénovation urbaine en lieu et place du produit des impôts. Mais j'y reviendrai certainement.

 

Entre Lille et Roubaix, entre deux réunions, j'ai fait un peu de tourisme. Je vous épargne les corons, le plat pays, l'uniformité... L'accent, nous qui n'en avons pas ! Je retiens une région fière de son passé, des gens fiers de ce qu'ils sont et pas seulement en paroles mais aussi en s'attachant à faire revivre les vestiges d'un passé industriel.

 

Ainsi, la convention avait lieu dans une ancienne filature reconvertie en palais des congrès qui montre ce qu'était le travail en usine. Là, c'est une ancienne piscine municipale créée avant tout au début du siècle dernier pour permettre à tous de se laver et donc de repousser les maladies et qui est reconvertie en lieu de culture national. Ailleurs, c'est un architecte qui commente son étude sur les "cathédrales industrielles".

 

Bien sur,pour se déplacer, il existe un métro, des bus et des lignes de tramway. Bien sur, les centre-villes sont animés (entre deux averses) et on peut manger à toutes heures. Tiens justement, parlons-en. Petit dialogue dans le vieux-Lille :

"Nous sommes cinq, nous pouvons dîner ?

Pourquoi posez vous la question ?

Parce qu'il est 22 heures 30.

Ben, je suis un restaurant, je reçois tant qu'il y a des clients".

 

C'était une confirmation de plus que nous n'étions plus à Toulon. A la tribune de la convention, une scène étonnante. Le maire socialiste de Roubaix, tout en rondeurs et en énergie, se montre un très fin connaisseur des questions du logement. Sans notes, il donne un point de vue éclairé. Tiens, il y a donc des "grands" maires qui bossent. Il est suivi par le ministre Daubresse, maire d'une commune de la communauté urbaine de Lille et président du groupe d'opposition de ladite communauté. Et il dit combien le maire de Roubaix est indispensable pour mener à bien des projets structurants pour leurs territoire.

 

Non, je ne rève pas, je ne suis toujours pas rentré à Toulon. En même temps que j'entends les discours, se superposent les images de M. Masson imitant Aldo Maccione, de M. Falco répétant qu'il gagne les élections même lorsqu'il les perd et de tous ces élus confits dans leur suffisance.

 

Rassurez-vous, c'est mieux chez nous que chez eux. Mais d'aucuns gagneraient à aller voir ce qui se fait ailleurs pour tirer des leçons d'intéret général.

Par Joël Canapa - Voir les 1 commentaires
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /2010 06:00

Alain Parlanti. Mon ami. Qui est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, drôle de 1er avril quand Mado m'a appris la nouvelle.

 

Alain, c'était un caractère, un tempérament. Corso-pied noir, il portait en lui la méditerranée, sa générosité, ses emportements, sa douceur et son ouverture aux autres.

 

Enseignant jusqu'au plus profond de lui, il a dispensé son savoir des années durant au collège de La Garde. Un autre enseignant, Maurice Delplace, l'avait repéré et lui avait proposé de rejoindre l'équipe municipale où il fut vingt ans durant un élu en charge de l'éducation, de la petite enfance participant ainsi à mettre en oeuvre des politiques innovantes en faveur de nos jeunes.

 

Je l'ai connu lors de mon premier mandat d'élu en 1995. Il m'avait aidé et conseillé dans mes apprentissages. Quand la maladie l'a frappé, il a fait face avec beaucoup de courage et de bonne humeur. Il ne s'est jamais plaint, acceptant la canne, puis le fauteuil roulant en poursuivant son activité en faveur des autres.

 

Il y a quelques années, nous avons été confronté à la souffrance concrète d'une personne handicapée lorsque nous avons découvert qu'il n'avait pas les moyens d'acheter le fauteuil verticalisateur qui lui était indispensable.

 

Avec Patrick Gruau, Mado Dobien et d'autres amis, nous avons créé "les amis d'Alain" et un bel élan de solidarité s'est installé à La Garde puisqu'en quelques semaines, nous avons réussi à réunir les fonds nécessaires. La présence de nombreux jeunes dans les lotos ou diners dansants m'avait touché. C'était ses anciens élèves qui se rappelaient l'enseignant qu'il avait été et qui voulaient lui manifester leur soutien.

 

Plus récemment, il m'a toujours manifesté son soutien : élections législatives, municipales et régionales, Alain a été présent, à mes côtés, un soutien indéfectible.

 

Alain, c'est aussi Francette, la compagne des années difficiles qui l'a accompagné jusqu'au bout avec quelle tendresse, quelle présence !

 

A Francette, à ses enfants, à sa famille, je présente mes condoléances les plus attristées.

Par Joël Canapa - Voir les 3 commentaires
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 06:00

Une séance plénière est toujours un moment très solennel, la plénière d'installation l'est encore plus. J'entame ma onzième année de présence ininterrompue dans l'assemblée régionale et au passage, mon assiduité est remarquée par "la Provence" puisque je n'ai loupé que deux réunions dans le dernier mandat de six ans.

 

Pourtant, la solennité républicaine me touche toujours autant. C'est un moment important pour la république que des élus travaillent, s'affrontent, échangent et décident.

 

Cette plénière était gâchée par la présence de Lepen. En sa qualité de doyen d'âge, il présidait même la séance. Que faire dans ce genre de situation ? C'est une question lancinante à laquelle personne n'a trouvé la bonne réponse. Le Front de Gauche a décidé de ne pas assister à son discours, je le respecte. Le groupe Europe Ecologie a brandi des panneaux sur lesquels étaient inscrits les valeurs de la république française "liberté", "égalité", "fraternité", ce qui a entrainé une suspension de séance. Nous avions choisi d'en faire un non évènement en envisageant de ne quitter la salle que si des dérapages verbaux survenaient. Nous voulions que le fait marquant soit l'élection du président de la région et rien d'autre.

 

Quelle était la bonne attitude, je n'en sais rien. Ce que je sais en revanche, c'est qu'on ne combat pas efficacement le front national par des postures politiciennes. Ce parti représente la troisième force politique de la région et tous ses électeurs ne sont pas d'affreux fachos racistes. Il y a parmi eux nombre de gens désespérés, aux abois, victimes du système capitaliste et qui trouvent de bien mauvaises réponses face à un système qui nous broie.

 

La meilleure réponse réside dans la refondation de la gauche. Une gauche qui parlerait moins d'elle et plus des gens. Une gauche qui mette de côté les luttes des égos pour se consacrer aux problèmes du pays et des français. Une gauche qui incarne un changement et qui redonne envie aux électeurs d'y croire.

 

Utopie, me direz-vous ? Peut être. Mais c'est pour y croire et faire vivre l'espoir que je me suis engagé en politique il y a trente quatre ans de cela, que à l'instar de milliers d'autres militants, je passe des soirées et mon temps libre à imaginer, concevoir, réfléchir à ce qui peut être le mieux.

 

Avec un tel taux d'abstention, la gauche ne doit pas laisser griser. Sarkozy a perdu la main mais pas encore la présidentielle. Alors travaillons à un projet de gauche, un projet d'espoir et de changement.

 

C'est, me semble-t'il, la feuille de route que nous donne les électeurs.

Par Joël Canapa - Voir les 4 commentaires
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 06:00
Ce jeudi après midi, se réunissait le comité départemental de l'éducation nationale (CDEN), là où sont annoncées les (nombreuses) suppressions de postes et les (rares) créations.

D'emblée, j'ai apprécié le discours de l'inspecteur d'académie quand il expliquait être guidé par le qualitatif et pas seulement la logique comptable.

Tour à tour, chacun des syndicats enseignants et les fédérations de parents d'élèves ont développé leurs demandes, leurs espoirs et leurs craintes de voir le service public de l'éducation se dégrader jour après jour.

A mon tour, j'ai rappelé que les élections de dimanche et la grande mobilisation syndicale de mardi commandait de rompre avec les logiques comptables. L'annonce de la suppression de la taxe carbone renforce mon inquiétude puisque c'est la faillite de l'Etat qui est organisée; la taxe professionnelle est supprimée, l'impôt destinée à se substituer ne se mettra pas en place. Ce pourrait être une politique de gribouille, c'est plutôt la destruction systématique du service public.

La méthode choisie par l'inspecteur d'académie est plutôt curieuse puisque malgré un copieux document préparatoire, les annonces de création et de suppression ont été faites à la volée.

J'en retiens deux (suppressions) : une à l'école Maurice Delplace de La Garde et une à l'école Pierre Semard à La Seyne. Les deux seules villes du Var qui remplissent les obligations de la loi SRU, des écoles qui assurent une réelle mixité sociale sont traitées de la même façon lamentable, victimes de la règle à calcul. Mon intervention fut vive et argumentée, l'IA me remerciant pour cet éclairage.

Même M. Masson devait se décider à défendre l'école de sa commune en se ralliant à mes arguments. En oubliant toutefois qu'il ne s'agit là que des conséquences d'une politique gouvernementale dont il assure une promotion sans faille.

L'annonce n'est pas définitive, la parole est maintenant au rapport de forces. Les parents d'élèves les habitants des villes concernées doivent se mobiliser et nous serons à leurs côtés.
Par Joël Canapa - Voir les 1 commentaires
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