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Vendredi 29 février 2008

Ce jeudi 28 février, avec mes amis et en présence du gérant de la patinoire et d'une partie du personnel, nous avons rencontré la presse. En voici le texte intégral :

A la lecture de l’article paru dans Var Matin le mercredi 27 février 2008 par lequel Monsieur Grillasca, Maître de conférence à l’université du Sud Toulon-Var, fait état d’expertises inquiétantes concernant la patinoire de La Garde, j’ai immédiatement fait des recherches sur le sujet.

Je voudrais préciser en premier lieu que cette conférence de presse n’a pas pour objet d’affoler la population gardéenne. Aucune contamination n’a été relevée. Mais, en tant que conseiller municipal à La Garde, je me dois d’intervenir au regard de l’importance du risque.

Je demande que des mesures d’urgence soient prises dans le respect du principe de précaution qui est, dois-je le rappeler, un principe reconnu dans la Charte de l’environnement qui fait partie intégrante de notre Constitution.

Le développement durable, ce n’est pas un ensemble de mots, il doit produire des actes concrets.

M’étant procuré le diagnostic des réseaux de distribution d’eau et d’air relatif aux risques liés à la prolifération des légionelles du 17 septembre 2004, ainsi que le rapport d’audit daté du 2 janvier 2007, je découvre avec stupeur les risques que pourraient encourir les usagers et riverains de la patinoire.

Il est indiqué dans le diagnostic de 2004 que la tour aéroréfrigérante entraîne un « risque d’aérocontamination des alentours très important ». 

Le rapport d’audit de 2007 préconise qu’ « un contrôle sanitaire visant plus particulièrement l’éventuel problème de légionelle est à effectuer ».

Or, je constate que rien n’a été fait.

Je suis extrêmement choqué par l’absence de réactivité de la part du Maire de La Garde qui était destinataire de ces documents.

D’autant, qu’il est indiqué dans l’article de Var Matin que le « maire de La Garde semble tomber des nues ». Il est étonnant qu’un Maire ne connaisse pas les rapports qui lui sont adressés.

Je lisais également dans l’édition de Var Matin d’hier que les travaux sont prévus pour cet été quand la patinoire sera fermée.

S’il fallait attendre la fermeture de la patinoire au détriment de la santé publique, pourquoi les travaux n’ont-ils pas été entrepris l’été dernier suite au rapport d’audit du 2 janvier 2007 ?

Le code des marchés publics prévoit pourtant des procédures accélérées en cas d’urgence. Entre le 2 janvier 2007 et l’été 2007, même en utilisant la procédure de l’appel d’offres, qui est la plus contraignante, un marché public aurait pu être attribué dans le respect du code des marchés publics.

En tant que garant de la salubrité publique sur le territoire de la commune, le Maire a le devoir de procéder à toutes les mises en conformité nécessaires pour préserver la santé de ses concitoyens.

Comment peut-il se retrancher derrière un nettoyage de la tour aéroréfrigérante qui aurait été effectué en 2005 alors que le rapport d’audit du 2 janvier 2007 fait état des manquements du syndicat intercommunal quant aux maintenances obligatoires qu’il préconise ?

L’absence de mesures prises et de contrôles réguliers par le Maire entre janvier 2007 et mars 2008 pourrait engager sa responsabilité au titre du principe de précaution.

Des solutions doivent être apportées dans les plus brefs délais.

Je demande à ce que des travaux soient effectués immédiatement.

Au nom de la pérennité de l’activité commerciale et du personnel, les travaux doivent être faits pour que la patinoire puisse redevenir un lieu de développement économique.

Le maintien des emplois à la patinoire est une priorité, je le réaffirme comme je l’avais fait il y a un an lors de la liquidation de la SARL Le Palais de La Glace et de la fermeture provisoire de la patinoire.

De plus, il ne s’agit pas de mettre le délégataire en difficulté.

Bien au contraire, Monsieur Beltramone, actuel délégataire de la patinoire, avait de nombreux projets pour cette patinoire : des investissements pour une rénovation de la patinoire et une redynamisation des activités économiques et commerciales liées aux sports et loisirs de la glace.

Je veux attirer l’attention sur un autre élément très grave.

J’ai découvert que la patinoire possède un transformateur au pyralène.

Depuis 1987, ces transformateurs ont été retirés de la vente. Un plan d’élimination de ces transformateurs à été lancé pour une destruction de l’ensemble de ces transformateurs avant le 31 décembre 2010.

Dans un cas comme celui-ci, doit-on attendre l’échéance ou faut-il agir immédiatement ?

Dans un domaine comme celui de la santé publique, il n'est pas raisonnable d'attendre. 

Je condamne l’inaction qui fait qu’à ce jour, ce transformateur est toujours en service.

Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi Monsieur Masson refuse le débat public que je lui ai proposé. Qu’a-t-il d’autre à cacher à la population ?

Aujourd’hui, des faits sont avérés. Il faut en prendre la mesure. 

ANNEXE 1

  • LE PYRALENE

Le polychlorobiphényle (PCB) appelé plus couramment pyralène a été massivement utilisé depuis les années 30 comme isolant électrique.

Considéré comme un produit toxique, il fait partie des douze Polluants organiques persistants (POP), redoutables en raison de leur durée de vie extrêmement longue.

Son effet cancérigène sur l'homme et l'animal a été reconnu. Il peut contaminer les eaux et la faune qui y vit.

C’est donc l’ensemble de la chaîne alimentaire qui peut en subir les conséquences.

Depuis l'autômne 2007, les arrêtés préfectoraux se sont multipliés afin d'interdire la consommation des poissons dans le Rhône, l'Ain, la Drôme, l'Ardèche, le Vaucluse, le Gard et les Bouches-du-Rhône, du fait des milliers de tonnes de sédiments pollués déversés dans le Rhône par des industries.

ANNEXE 2

  • LA PROCEDURE DE DELEGATION DE SERVICE PUBLIC

Je voudrais rappeler les conditions lamentables d’attribution de la délégation de service public l’année dernière.

La procédure qui avait été lancée afin de trouver un nouvel exploitant pour une réouverture de la patinoire suite à la liquidation de la SARL Le Palais de La Glace était extrêmement douteuse. Nous avions eu droit à une invention juridique : une « DSP provisoire ». De plus, aucun critère d’attribution n’était prédéfini ce qui est contraire à la réglementation et à la jurisprudence en la matière.

Le respect des principes de libre accès des candidats et d’égalité de traitement entre eux, principes fondamentaux de la commande publique, avait été plus que compromis.

Malgré tout, il ne nous semblait pas opportun de faire annuler la future convention, afin de sauvegarder les 10 emplois menacés.

Il est temps de dire la vérité aux Gardéens. Le cahier des charges pour la DSP provisoire de 2007 avait prévu une réduction considérable des charges du délégataire. Contrairement à l’augmentation massive des charges qu’avait subie la SARL Le Palais de La Glace et qui l’avait conduite à une liquidation judiciaire.

Or, aujourd’hui, le syndicat recommence à agir de la sorte en lançant une nouvelle DSP avec des charges pour le délégataire multipliées par deux. En l’état du cahier des charges de la nouvelle DSP lancée en octobre, les professionnels s’accordent à dire que ce n’est pas gérable.

Aujourd’hui c’en est trop. Après avoir balayé d’un revers de la main, le jugement du tribunal administratif de Nice qui annule la convention publique d’aménagement pour la ZAC de Ste Musse en considérant que l’appel est suspensif, le maire continue dans l’illégalité. 

Je tiens à rappeler que le droit n’est pas à géométrie variable.

Il est grand temps que le Maire de La Garde le respecte.

  1. Le maire doit s’assurer du respect des procédures de la commande publique.

  2. le Maire doit appliquer les décisions de justice qui ont autorité de la chose jugée, et même s’il a fait appel de ces décisions car l’appel n’est pas suspensif en contentieux administratif (article R 811-14 du code de justice administrative) contrairement à ce qu'il affirme dans la presse.

par Joël Canapa commentaires (0)   
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Vendredi 29 février 2008

Voici l'article de Var Matin du 27 février 2008 sur la patinoire de La Garde :

La patinoire de La Garde est-elle dangereuse ?

Joël GrillascaQuand il nous reçoit dans son bureau, Joël Grillasca se présente en tant que maître de conférence à l’université de Sud Toulon-Var, mais aussi comme simple père de famille. « Ma fille allait parfois à la patinoire. Désormais, je réfléchirai à deux fois si le collège décide de l’y emmener. »

Car notre chercheur en biologie est inquiet. Il tient entre ses mains deux rapports qui lui ont été soumis pour examen scientifique.

Ces expertises, datées de 2004 et 2007, pointent des risques sanitaires importants liés à la tour aéroréfrigérante de la patinoire. L’impressionnant équipement, par « absence d’entretien et de mise aux normes », pourrait conduire à « la prolifération des légionelles » ! (1)

Si aucun taux critique de cette bactérie n’a heureusement été détecté, Joël Grillasca estime cependant que le diagnostic est sans appel : « Il y a un risque non dissimulé de contamination biologique et chimique, pour lepersonnel, les utilisateurs et les voisins. Une tour aéroréfrigérante, ça peut devenir un véritable bouillon de culture. » A moins évidemment, d’une mise aux normes.

Problème : Un an après, la tour fait toujours son âge et les travaux n’ont toujours pas été entrepris. Et l’actuel gérant, Michel Beltramone (2), affirme ne pas être au courant des rapports. « De toute façon, dit-il, c’est au syndicat intercommunal de prendre en charge la maintenance du système de refroidissement. Mais je sais qu’un plan de mise en conformité est prévu. » 

Jean-Louis Masson, maire de La Garde, semble également tomber des nues.

« Et le principe de précaution ? »

Ce n’est pas le cas de l’ancien gérant, Jean-Pierre Poletto, qui explique : « En 2004, je n’avais pas les moyens de faire les travaux de mises aux normes. J’avais alerté le syndicat intercommunal, qui connaissait l’expertise comme moi, pour m’aider. C’est resté lettre morte. Et d’après ce que j’ai vu, rien n’a été fait depuis mon départ. »

Au syndicat intercommunal, on parle tout de même d’un « nettoiement complet de la tour en 2005. » La mise en conformité, elle, est prévue pour juin 2008. Joël Grillasca n’est pas rassuré pour autant : « Et le principe deprécaution ?

Et si une légionellose se déclare d’ici là, on dira quoi ?
Pour moi, c’est un manque flagrant de gestion du risque… »

(1) Les légionelles sont des bactéries qui peuvent coloniser à la faveur de conditions favorables certains milieux hydriques artificiels tels que les réseaux de refroidissement. Un taux élevé et leur dispersion peuvent conduire à une infection pulmonaire extrêmement grave : la légionellose.


(2) Depuis un an, sa société, LYS, a obtenu la gestion de la patinoire par délégation de service public du syndicat intercommunal (Toulon, Le Pradet, La Garde et le Revest). La DSP prendra fin en mai 2008, avant qu’un nouvel appel à candidatures soit effectué.

Des rapports alarmants

Le 17 septembre 2004, l’Apave rend une expertise au syndicat intercommunal pour le maintien et la pratique des sports de glace. Le but de celle-ci est d’évaluer « les risques liés à la prolifération des légionelles », qui pourraient être provoqués par la tour aéroréfrigérante. Ils sont « importants », est-il écrit. L’absence d’entretien, l’absence de mise à disposition d’équipements de protection individuels du personnel et surtout une distance inférieure à huit mètres entre la prise d’air neuf et la sortie du panache sont montrés du doigt.

Un audit du 2 janvier 2007, réalisé par le groupe Muret, souligne la nécessité d’effectuer un contrôle sanitaire sur les problèmes de légionelle. Il est souligné que « la situation se trouve donc fort critique » par manque de paiements, « dont ceux concernant en particulier les maintenances obligatoires. »
Il est également stipulé que « pour que la structure continue à fonctionner, il est évident que les paramètres primordiaux à prendre en considération concernent la sécurité et les maintenances obligatoires. »

QUESTIONS A Franck CHOUQUET
Président du Syndicat intercommunal de la Patinoire
Conseiller Municipal à La Garde
 

Le premier rapport alarmiste date de 2004. Rien n’a été fait depuis ?

Bien sûr que si. A la suite du rapport de l’Apave, que nous avons commandité, nous avons réalisé un nettoyage complet et un traitement à l’eau oxygénée.
Tout l’intérieur de la tour aéroréfrigérante a été nettoyé pour qu’il n’y ait aucun risque lié à la prolifération de légionelles.
 

Pourquoi ne pas avoir fait ce qui était précisément préconisé ?

On nous demandait de rehausser la tour pour que, entre la prise d’air neuf et la sortie du panache, il y ait une distance de huit mètres. Nous avons donc lancé des consultations en ce sens. Mais les travaux de mise en conformité ne peuvent commencer qu’une fois la patinoire fermée.
Ce sera fait cet été.
 

Vous auriez pu faire ces travaux avant…

La patinoire a connu des déboires financiers et on parle là d’un investissement lourd. Depuis le traitement réalisé en 2005, il n’y a plus de problème. Tout a été fait pour qu’aucun risque ne subsiste, que cela soit pour le personnel, le public ou le voisinage.

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Jeudi 28 février 2008
Voici l'article du Telex du 25 février 2008 :

Pas de HLM à Ste Musse


Dernière ligne droite avant le premier tour des municipales. A La Garde, Joël Canapa déploie toute l’énergie d’un homme de conviction avec son équipe de large rassemblement.

Joël Canapa alimente lui-même son blogSur le dossier de la Zac de Ste Musse, après la décision du tribunal administratif qui intime l’ordre au maire de La Garde de résilier la convention d’aménagement, Joël Canapa affirme : « Je le redis, je ne ferai pas de HLM sur la colline de Sainte Musse, je souhaite préserver cette colline, sa biodiversité, comme elle est actuellement, avec un habitat diffus ».

De son côté, Jean-Louis Masson confirme qu’il demandera à un prochain conseil, s’il est élu à l’issue des prochaines élections, de faire appel de la décision du tribunal administratif de Nice et ajoute : « Il n’y aura pas de suspension de l’opération Zac des Coteaux à Sainte Musse, puisque je n’ai pas été mandaté pour annuler la convention d’aménagement par l’assemblée communale ». En tout cas, à quelques encablures du scrutin, c’est à un sacré pavé dans la mare jeté par le tribunal administratif, surtout que l’adjoint à l’urbanisme Jacques Vankerrebrouck, rappelle lui aussi son opposition à la convention qu’il jugeait dès 2005 non conforme aux textes.
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Mercredi 27 février 2008

Bertrand DelanoëVoici le texte de soutien de Bertrand Delanoë :

Parce que nous partageons les mêmes valeurs, humanistes, solidaires, écologistes, démocratiques, je suis heureux d’apporter un soutien amical à Joël Canapa, qui a su opérer un large rassemblement et une concertation approfondie, en vue de proposer, pour La Garde, un projet ambitieux autant que judicieux.

Pour donner à votre ville un souffle nouveau, je vous invite à lui accorder votre confiance lors du scrutin des 9 et 16 mars 2008.


Bertrand Delanoë.

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Mardi 26 février 2008
Dans l'hebdo 846 du 22 au 28 mai 2006, on pouvait lire "Reconnaissance nationale pour la gestion communale" ou encore " La gestion de La Garde distinguée" dans l'hebdomadaire Challenge d'avril 2006...

Voici un extrait de cet hebdo dans lequel la ville de La Garde avait 2 étoiles :

Voici  le classement établi par le même hebdomadaire Challenges ce mois-ci, sur le palmères des 873 villes de plus de 10 000 habitants, les mieux gérées de France :

Les performances des maires du Var pour les 873 villes de plus de 10 000 habitants

On parie que nous ne le lirons pas dans l'Hebdo ? C'est accablant de voir ce que notre ville devient. En dehors des médailles distribuées par des amis, les classements objectifs ne sont pas à notre honneur. Depuis quelques semaines, La Garde entre dans la "politique de la ville" attestant d'une situation dégradée, dégradation confirmée par ce magazine.

Il est temps que ça change.

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