Un avant projet de loi sur le service minimum dans les écoles a été présenté par Xavier Darcos cette semaine, et il ne semble convaincre personne :
Les enseignants sont unanimement opposés à ce projet, qui remet en cause leur droit de grève et n’apporte aucune solution aux problèmes de fond rencontrés par les professionnels de l’éducation. Ils répondent à ce service minimum en demandant un service maximum d’éducation nationale, toute l’année, avec des professionnels nombreux et qualifiés, dans et autour des structures scolaires. Diminuer les crédits et les professionnels n’a jamais amélioré la qualité de l’enseignement dispensé, c’est mathématique.
Les parents d’élèves, même si certains sont épisodiquement « dépannés » par cette mesure, sont pour la plupart inquiets de laisser leurs enfants, car qui va les garder, sur quels critères, avec quel diplôme, et qui est responsable en cas d’accident, de manquement grave ou de défaillance ?
Et par ailleurs cet argument ne tient pas car lorsqu’on demande aux salariés de travailler de plus en plus, de faire des heures supplémentaires, les samedis, les dimanches, personne ne se pose la question des modes de garde des enfants !
Les maires aussi sont opposés à ce projet car ils ne savent pas comment ils vont pouvoir mettre en œuvre cette mesure du gouvernement, d’autant
d’un point de vue financier que de celui de la sécurité des enfants, de l’organisation de leur accueil dans des structures et par des personnels qualifiés. Or, le gouvernement, si prompt à
l’obsession sécuritaire la plupart du temps, ne semble pas s’en alarmer.
Le président UMP de l’association des maires de France a lui-même lancé très justement « si demain les éboueurs de la commune sont en grève, je ne vais pas
demander aux instituteurs d’aller ramasser les poubelles » Oui, c’est évident.
Le Maire-Ministre de Toulon ne semble d’ailleurs pas prêt à l’organiser dans sa ville.
Alors, solidaire du gouvernement dont il est membre…oui, mais de là à appliquer les mesures qu’il préconise…c’est une autre affaire !
Ce double langage détestable qui semble pourtant monnaie courante dans ce gouvernement n’est en tout cas pas ma vision de la Politique.

LGV Paca :
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