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Les Galeries...

Samedi 31 mai 2008

Un avant projet de loi sur le service minimum dans les écoles a été présenté par Xavier Darcos cette semaine, et il ne semble convaincre personne :

Les enseignants sont unanimement opposés à ce projet, qui remet en cause leur droit de grève et n’apporte aucune solution aux problèmes de fond rencontrés par les professionnels de l’éducation. Ils répondent à ce service minimum en demandant un service maximum d’éducation nationale, toute l’année, avec des professionnels nombreux et qualifiés, dans et autour des structures scolaires.  Diminuer les crédits et les professionnels n’a jamais amélioré la qualité de l’enseignement dispensé, c’est mathématique.

Les parents d’élèves, même si certains sont épisodiquement « dépannés » par cette mesure, sont pour la plupart inquiets de laisser leurs enfants, car qui va les garder, sur quels critères, avec quel diplôme, et qui est responsable en cas d’accident, de manquement grave ou de défaillance ?

Et par ailleurs cet argument ne tient pas car lorsqu’on demande aux salariés de travailler de plus en plus, de faire des heures supplémentaires, les samedis, les dimanches, personne ne se pose la question des modes de garde des enfants !  

Les maires aussi sont opposés à ce projet car ils ne savent pas comment ils vont pouvoir mettre en œuvre cette mesure du gouvernement, d’autant d’un point de vue financier que de celui de la sécurité des enfants, de l’organisation de leur accueil dans des structures et par des personnels qualifiés. Or, le gouvernement, si prompt à l’obsession sécuritaire la plupart du temps, ne semble pas s’en alarmer.
Le président UMP de l’association des maires de France a lui-même lancé très justement « si demain les éboueurs de la commune sont en grève, je ne vais pas demander aux instituteurs d’aller ramasser les poubelles » Oui, c’est évident.

Le Maire-Ministre de Toulon ne semble d’ailleurs pas prêt à l’organiser dans sa ville.
Alors, solidaire du gouvernement dont il est membre…oui, mais de là à appliquer les mesures qu’il préconise…c’est une autre affaire !
Ce double langage détestable qui semble pourtant monnaie courante dans ce gouvernement n’est en tout cas pas ma vision de la Politique.

par Joël Canapa commentaires (0)   
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Vendredi 30 mai 2008

J’emprunte cette formule à un syndicat enseignant, car elle résume très bien la politique du gouvernement, autant dans ce dossier que dans tant d’autres…

L’école est le service public au cœur de notre société, qui entre dans la vie de toutes les familles, s’inscrit dans le processus d’éducation et d’évolution de chacun d’entre nous.

Rien d’anodin donc à entreprendre une nouvelle réforme qui vise à détériorer l’offre, autant d’un point de vue quantitatif que qualitatif, à revenir à des méthodes désuètes dont on sait, et les enseignants sont unanimes, qu’elles ne développent ni l’autonomie ni la construction des savoirs des enfants.

On a l’impression qu’aujourd’hui l’école se construit sans les enseignants, sans les parents d’élèves et sans prendre en compte l’intérêt des enfants. Les syndicats enseignants réclament l’abandon de ces programmes qui renforcent les inégalités entre les élèves. Il faut écouter ces professionnels !

Comment accepter que des matières disparaissent, que les enfants soient de plus en plus nombreux dans les classes, que la maternelle soit dévalorisée et promise à portion congrue face aux pénuries d’enseignants, sans réagir et sans fustiger le gouvernement actuel et ses représentants locaux.

Aujourd’hui on nous demande encore d’accepter l’inacceptable….quand dans d’autres lieux on se vote un bouclier fiscal, quelques indemnités de retraite indécentes… et hausses de salaires pharaoniques pour quelques V.I.P. des institutions…. Sans honte et en se réclamant de la justice sociale !! quelle audace !!

par Joël Canapa commentaires (2)   
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Jeudi 29 mai 2008

Les dossiers s'entrecroisent…

Le prix de l’essence atteint les 1,50€.

Le constat est unanime, les français sont pris à la gorge, excédés, leur pouvoir d’achat en berne, et ils sont pris au piège par cette dépense incompressible.

Le gouvernement, lui, mise sur la fatalité…mondialisation…augmentation irrémédiable du prix du baril…il tente de nous faire oublier que ce prix à la pompe est constitué de 2/3 de taxes mises en place par l’Etat. (qui a donc tout pouvoir de faire diminuer instantanément le prix pour le consommateur. )

Si d’aventure, cela n’était pas envisageable, le bouclier fiscal de 15 milliard d’euros ayant englouti toute réserve d’argent du gouvernement, une alternative s’offre pourtant par le développement de l’offre de transports publics.

En effet, développer les transports publics pourrait s’avérer être une alternative intéressante : moins couteux, écologique, intéressant en matière de désengorgement des centre villes, des problèmes liés au stationnement, d’un point de vue de la sécurité routière…bref, cette solution semble avoir une multitude d’avantages.

Pourtant, nous sentons bien un manque de volonté évident de nos décideurs, là encore, peu enclins à nous faciliter la vie et à nous rendre un peu de pouvoir d’achat. 

Lorsqu’on voit comment se gère dans le Var l’offre de transports public, avec pour projet phare celui de la LGV, dont le tracé soutenu par les élus tels que Messieurs Falco et Giran est de loin le plus coûteux et le plus incompréhensible à tous points de vue, on comprend mieux.

Abandonner ce projet pharaonique pourrait pourtant permettre, dans le Var tout au moins, de repenser le maillage des transports publics, avec le développement des TER, d’envisager la réouverture de lignes comme celle de Carnoules, d’accroître l’offre générale avec la mise en service de pôle multimodaux permettant de combiner les modes de transport collectifs…maillage dont on l’espère qui sera  bientôt renforcé par l’arrivée du TCSP toulonnais.

Mais comme politique ne rime pas toujours avec logique, et encore moins avec service public, des intérêts plus obscurs que ceux des citoyens seront une fois de plus privilégiés.

Des raisons supplémentaires pour être très nombreux le 2 juin à 18 heures à Gérard Philipe !

par Joël Canapa commentaires (0)   
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Mercredi 28 mai 2008
Voici l'article de Var Matin du 27/05/2008 concernant le tracé de la LGV PACA :

LGV Paca :
Ultime réunion contre le tracé sud le 2 juin

Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Paca aura réussi un exploit, avant même la pose des premiers rails : celui de rapprocher de farouches opposants, pour ne pas dire ennemis d'hier. Ceux qui se battaient de toutes leurs forces contre le TGV et ceux qui s'époumonaient pour défendre le sujet.

À quelques semaines de la décision finale - Réseau ferré de France présentera ses propositions à l'État le 10 juillet - c'est l'union sacrée pour dire non au tracé semblant pour l'instant recueillir les faveurs de l'État, celui des métropoles (Marseille-Toulon-Nice). La ligne, clament les « anti », la plus coûteuse et la plus pénalisante au niveau de l'environnement. Ces opposants rediront leur détermination lors d'une réunion à La Garde, le 2 juin (1).

« La moins bonne des solutions retenue »

On y trouvera Stop TGV Coudon, créé en 2005 et fédérant 700 adhérents. Pour Olivier Lesage et ses troupes, le TGV, au départ, c'était non, quelle que soit la ligne. Aujourd'hui, le président de l'association s'est fait une raison : « Nous continuons à penser que la solution la plus rentable en terme de qualité-prix aurait été le développement des lignes régionales actuelles. On nous a imposé la LGV. On espère néanmoins le tracé le plus intelligent. » À ses côtés, Alain Patouillard et son association TGV Développement Var Nice Côte d'Azur. Qui appelle de ses voeux depuis l'an 2000 l'arrivée de la ligne à grande vitesse. Mais aujourd'hui, mêmes réticences. « Le tracé des métropoles est la moins bonne des solutions, nous l'avons dit dès le départ. Sur le plan purement technique, c'est une plaisanterie », relève Alain Patouillard.

Avec eux, deux autres associations, Ensemble La Garde et Énergies et compétences, qui, elles, ont pour souci essentiel de préserver La Garde et ses environs, sans être anti-TGV au départ. « Au contraire, note Frédéric Fettis (Énergies et compétences) c'est un projet audacieux. Il y a urgence à trouver une alternative à la route. Mais quel intérêt pour le Var et pour La Garde avec cette ligne des métropoles ? » Ange Ettori (Ensemble La Garde) ajoute : « Percer le Coudon pour une ligne de 2 milliards de plus, ça semble aberrant. »

Tous se rejoignent sur un tracé : la liaison longeant l'autoroute A8, à partir d'Aix-en-Provence pour traverser le centre Var, avec une gare au Muy par exemple.

Enfin, tout calcul politique est exclu de leur démarche, jurent-ils ensemble. Même si les deux associations gardéennes sont clairement situées à gauche ? « Aujourd'hui, notre bataille est transcourants », clament-ils. « Il y a des gens de droite dans Stop TGV Coudon », précise Olivier Lesage, qui fut candidat suppléant aux législatives (UDF-MoDEM).

Bataille en coulisses

Cet oecuménisme politique tranche avec les batailles au sommet qu'on devine en coulisses. Et que les opposants au tracé sud espèrent voir évaluer en leur faveur. Ainsi ont-ils accueilli avec un grand sourire la récente déclaration du préfet de région se déclarant favorable à un tracé à partir d'Aix (évitant Marseille), avec une gare TGV au nord de Toulon.

Le préfet de région Michel Sappin a mis en avant la rapidité (Paris-Nice en 3 h 36, au lieu de 3 h 53 par Marseille et Toulon) et le moindre coût (1,5 milliard d'économie). Ses propos ont déclenché la fureur du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, fustigeant le « sacrifice des populations » de Marseille et Toulon, « erreur lourde de conséquences ».

Les Varois opposés au tracé sud veulent voir, eux, le signe d'un début de marche arrière de l'État, qui voudrait se dégager en douceur de l'hypothèse la plus ruineuse. Qu'en pense le secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire et maire de Toulon, qui a toujours prôné la solution passant par sa ville ou à côté ? Silence radio pour l'instant. Mais réponse bientôt. Le dossier arrive au bout du tunnel.

Réunion publique le 2 juin, salle Gérard-Philipe à La Garde à 18 heures. Thème : « LGV : Où en est-on ? »

par Joël Canapa commentaires (0)   
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Mardi 27 mai 2008
Les régions sont devenues des territoires incontournables dans le paysage politique mondial et elles sont une alternative intéressante à la mondialisation et à la globalisation, car elles cherchent, à leur échelle, d’autres solutions, d’autres fonctionnements, et qu’elles proposent des solutions alternatives aux grands problèmes mondiaux à partir de projets locaux.

Il faut donc renforcer le rôle des régions dans la coopération décentralisée et leur permettre de se rassembler et d’agir sur la gouvernance mondiale.

Leurs initiatives sont nombreuses et souvent tournées vers les plus pauvres, parce que la donnée statistique qui conclut que « toutes les 7 secondes un enfant de moins de 15 ans meurt de faim quelque part dans le monde » ne doit pas rester une fatalité, elles ont décidé d’appeler à une gouvernance mondiale de proximité. Ces territoires régionaux doivent devenir des outils politiques au service des plus démunis, et au croisement de trois concepts : Développement / Territoire / Mondialisation.

Pour Michel Vauzelle, dont la vision me semble tout à fait pertinente, la solution est là  et elle émane des citoyens, acteurs de leur développement, et des institutions qui les entourent, dans des territoires régionaux volontaires et solidaires.

Les acteurs locaux ont la perception d’un territoire, d’un système social. Il faut créer un nouveau mode de gouvernance qui mette en son centre l’être humain, et agir sur le terrain local pour aller vers l’ambition du « penser global ».

C’est important à mes yeux car la politique peut changer le monde, et que nos problèmes sociaux, comme ceux des habitants du reste du globe, peuvent trouver une issue.
par Joël Canapa commentaires (1)   
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