
Mercredi dernier, un incendie très violent a ravagé plusieurs hectares dans le plan. Comme l'a relaté la presse, j'étais le premier élu sur les lieux et le dernier à en
partir. Je veux donc apporter mon témoignage.
Sur place, je n'ai vu que deux élus de la majorité ! C'est peu. Vous qui observez la presse municipale et qui voyez au long des semaines les mêmes élus narcissiques qui se jettent devant
l'objectif pour bénéficier d'une existence médiatique éphémère, vous aurez remarqué à la lecture de Var Matin que ces mêmes élus n'ont pas accouru : il y avait du travail et pas de photographe !
Rédhibitoire pour narcisse.
J'ai noté un engagement exceptionnel des pompiers. Deux avions "Dash 8", quatre hélicoptères bombardiers d'eau, des centaines d'hommes mobilisés pour ce qui n'est resté qu'un feu de broussailles.
J'ai participé, à la suite d'Yvon Robert, à construire le corps de sapeurs pompiers de l'agglomération toulonnaise (départementalisé ensuite) et je suis fier des moyens que nous avons donné et
des officiers que nous avons choisi. Le golf a joué son rôle puisque les étangs ont permis aux hélicos de se ravitailler à proximité de l'incendie. Les buttes et les étangs ont justement été
conçues pour écréter les crues l'hiver et servir de défense contre l'incendie. Il n'y a pas de hasard.
Des personnels municipaux mobilisés, des cadres qui n'hésitent pas à payer de leur personne et des employés en congés qui viennent, qui agissent. Tout cela démontre la vigueur du service public,
d'un état d'esprit qui perdure à La Garde et sur lequel nous devrons capitaliser.
En revanche, ce que tous les observateurs ont constaté, c'est l'état lamentable du Plan. Les propriétés du conseil général ne sont pas entretenues, le dernier
débroussaillage remonte à trois ans ! Je demanderai prochainement des comptes au conseiller général du canton, il est inadmissible qu'une collectivité s'affranchisse des règles
communes.


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