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Les Galeries...

Vendredi 31 août 2007

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A ce jour, nous venons d'atteindre ce chiffre qui est un record. Et dire que des esprits chagrins parlent d'initiative solitaire !

C'est vous qui êtes les acteurs de cette démarche, qui en êtes le coeur. Poursuivez, poursuivons le rassemblement des gardéennes et des gardéens qui veulent unir, rassembler, dépasser les antagonismes pour rendre notre ville ouverte et chaleureuse.

Je l'écrivais ici avant l'été, septembre sera le temps de l'union, le moment du lancement d'une magnifique campagne. Nous y avons beaucoup travaillé durant l'été.

Naturellement, vous serez les premiers informés. En attendant, maintenons l'effort et continuons à faire largement signer les parrainages.

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Jeudi 30 août 2007

"Ce monsieur est un récidiviste grave. Déjà en 2005, le préfet du Val d'Oise avait dû refuser son arrêté anti-mendicité qui visait à mettre fin à la "gêne olfactive anormale" que provoquaient les SDF. Cet été, il vient de franchir le Rubicon de l'abject et de l'immonde. Il chasse les SDF comme on chasse la vermine à l'aide d'un produit répulsif baptisé le Malodore. Parce que l'emballage notifiait que ce produit était toxique, irritant et qu'il comportait des dangers à être respiré, les employés communaux ont décidé de ne pas appliquer l'ordre de l'édile municipal. C'est leur honneur."

L'Huma 27 août 2007

Entendant cette info à la radio, mon fils me disait "ils traitent les pauvres comme des fourmis". 14 ans et déjà révolté par l'injustice. Je lui ajoutais que le maire d'Argenteuil en sa qualité (!) de député avait voté les cadeaux fiscaux pour un total de 14 milliards d'€uros.

Jour après jour, le nouveau pouvoir dévoile sa volonté politique qui nous mène vers l'ultra-libéralisme, un monde où règne la loi du plus fort. Et, dans ce monde, on ne reste le plus fort très longtemps.

On ne découvre pas Sarkozy, nous qui avons tant fait pour qu'il ne fut pas élu. En revanche, je suis consterné par le spectacle de la gauche.

Le PS se déchire pour savoir qui sera chef demain. Le PC est muet, les verts en lambeaux comme d'habitude et la LCR rêve d'un parti hermaphrodite qui ne s'allierait avec personne mais qui rassemblerait tout le monde.

La démarche de "Gauche Avenir" me parait autrement constructive. Chercher les points de convergence, de rapprochement, favoriser les analyses communes de tous ceux qui ont voté contre la constitution de l'Europe. Cela débouchera sur quoi ? Un mouvement, un nouveau parti, une confédération ? Cela sera ce que nous en ferons et c'est passionant.

Nous devons offrir une perspective politique sans sombrer dans les querelles politiciennes, être efficaces et construire pour nous, pour nos enfants, pour la société toute entière.

Méditons sur cette phrase de Brecht "il faut chasser la bêtise car elle rend bête ceux qu'elle rencontre".

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Mercredi 29 août 2007

J'ai récemment indiqué ici ce que je pensais de la manière dont sont traitées les manifestations patriotiques à La Garde. Les pailletes retombées, le feu d'artifice terminé, les réalités demeurent. 

L'association de la 1ere DFL qui m'a remis l'année dernière sa médaille d'honneur vit des heures difficiles. J'ai attiré l'attention du maire de La Garde et je vous informerai de sa réponse.

"Monsieur le Maire,

 

Mon attention est attirée sur une situation pour le moins alarmante. Cette année, l’association de la 1ère DFL n’a reçu aucune subvention de notre commune.

 

Ce manque se fait aujourd’hui cruellement sentir. Aujourd’hui, l’association de la 1ère DFL doit se battre pour survivre. Une situation que je ne peux passer sous silence.

 

Les soldats de la 1ère Division Française Libre ont libéré La Garde. Ces hommes furent les héros d'une épopée extraordinaire. Unissant toutes les couleurs, les religions et les origines, ils se sont illustrés depuis l'Afrique jusque sur le Rhin. Cette association représente aujourd’hui l’histoire d’une commune, de toute une région et de notre pays. Et elle se meurt à petits feux faute de soutien.

 

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, je vous demande d’inscrire le vote de l’attribution d’une subvention en leur faveur, à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments les meilleurs."

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Mardi 28 août 2007

On apparente volontiers la politique de Nicolas Sarkozy à une volonté de rechercher les couvertures médiatiques au détriment d'actions de fond. Les dernières semaines accréditent cette impression.

Toutefois lorsqu'on met en perspective ses dernières déclarations, on discerne une volonté qui glace.

Utilisant le drame de Lille qui traite de la récidive en matière de pédophilie, il annonce qu'un collège de psychiatre devra se prononcer sur la libération d'un condamné qui a purgé sa peine. Tout récemment, il remet en cause un des fondements de notre législation qui permet de déclarer un individu irresponsable de ses actes.

Ce qui signifie qu'il reviendrait au politique de dire ce qui relève de la médecine, et de la psychiatrie en particulier, et de la délinquance pure. Ce serait aux parlementaires de définir à quel moment un acte est réfléchi et à quel moment celui-ci doit relever de la maladie mentale. Ce genre de pratiques est courante dans les régimes les plus totalitaires et j'en suis très inquiet.

Quand est on fou ? Cela ne peut être décidé que par des spécialistes en amont de la condamnation. Laissons chacun faire son métier.

La compassion n'est pas d'un camp. Faire la loi ne peut que relever d'une réflexion globale et procéder de la plus grande hauteur de vue.

En outre, le procédé employé permet de faire oublier la très grande misère qui règne dans les prisons tout autant que dans les hôpitaux psychiatrique. Soustraire un individu à la société ne peut avoir des effets rédempeurs en soi, il faut rajouter des soins, de la pédagogie, bref faire en sorte que l'enfermement soit utilisé pour modifier en profondeur les comportements du déviant.

Il faut une volonté politique et des moyens. Visiblement, il n'existe ni l'un ni l'autre.

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Lundi 27 août 2007
Les 22 et 23 août, un grand cirque était organisé pour commémorer la libération de notre ville. 25 véhicules d'époques, 70 figurants, un camp reconstitué au jardin Veyret. Des faux soldats américains qui distribuaient des chewing gum... Comme si ce n'était pas des français qui avaient libéré La Garde.

Deux jours pendant lesquels nous avons fleuri les plaques de rues et stèles de la commune...

Je suis toujours présent aux manifestations patriotiques depuis longtemps et dans bien des communes et j'entends qu'on les respecte. Là, j'avais l'impression qu'un show était organisé, un grand spectacle qui avait vocation de distraire.

Le clou furent les discours au monument aux morts. Jean Pierre Haslin, dans son discours, ne dit rien mais le fit rapidement. Jean Pierre Giran donna... des nouvelles de la santé de J.L Masson mais m'appela pour saluer les drapeaux, ce que M. Pastor n'avait pas fait.

Les soldats de la 1ère Division Française Libre (DFL) ont libéré La Garde, les vétérans n'étaient pas là, il faut dire que la commune refuse de leur verser une subvention qui permettrait à l'association de survivre. Et pourtant, ces hommes furent les héros d'une épopée extraordinaire. Unissant toutes les couleurs, les religions et les origines, ils se sont illustrés depuis l'Afrique jusque sur le Rhin. C'était une époque où les papiers n'étaient pas demandé aux étrangers quand ils avaient du courage et la fibre patriotique.

Mais la libération de la France, ce sont aussi les résistants qui peu après (certains même avant) l'appel du Général de Gaulle ont choisi de combattre l'ennemi avec le peu d'armes dont ils disposaient. Mon grand-père était de ceux-là.

Ce que j'aime dans ces cérémonies, c'est qu'elles soient denses, ramassées. On défile, on se rassemble devant le monument aux morts, on écoute des discours. Ceux-ci doivent retracer l'histoire mais aussi traiter de fascisme, d'intélorance, exalter l'ouveture sur les autres, donner envie à chacun de tout faire pour que tout cela n'arrive jamais. On peut me trouver dur à l'égard de cette commémoration mais j'ai fait mes classes d'élu avec Maurice Delplace et lui, il na jamais confondu les paillettes et le devoir de mémoire. C'était son éthique et c'est la mienne.

Donner du sens. Et surtout ne pas se mettre en vedette, s'effacer devant les morts, les blessés et les survivants...
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