Cet été nous a amené la libération people des
infirmières bulgares détenues depuis plus de huit ans en lybie. L'Elysée et les médias ont tenté de faire croire que les talents de négociatrice de "Cécilia" furent déterminants. Bien sur, un
tollé international a accueilli ces annonces qui tentaient de faire oublier les années de négociations menées par l'union européenne et que l'échange s'est soldé par un versement de 500 millions
d'€uros prélevés sur les fonds européens et sur une série de ventes notamment dans le domaine nucléaire.
L'opinion publique était trompée mais pas forcément dupe. Un éditorialiste présentait la scénarisation de "Cécilia" comme une thérapie familiale. Légitimement, les députés de l'opposition
ont demandé et obtenu une commission d'enquête; les représentants du peuple voulant tirer au clair les conditions de la libération en entendant ceux qui s'en sont présentés comme les acteurs.
Refus de l'Elysée prétextant que l'épouse étant le prolongement du président de la république, elle ne pouvait être entendu par la représentation nationale au contraire du secrétaire général de
l'Elysée qui, lui, acceptait. C'était déjà une interprétation tordue de la constitution.
Plus récemment, "Cécilia" a raconté à la presse sa version de la négociation. Le summum de l'expression démocratique est donc les médias et par les parlementaires. C'est profondemment choquant
que de mépriser les élus pour ne s'adresser qu'aux médias.
Les députés ont la possibilité de requérir la force publique pour auditionner quelqu'un qui s'y refuse. Je souhaite qu'ils utilisent cette possibilité. Défendre la démocratie, c'est respecter ses
règles, respecter les élus, respecter le fonctionnement des institutions. L'exemple vient d'en haut aurait dit ma grand mère.
Au fait, je serai curieux de connaitre le point de vue du député (et de son suppléant) de notre circonscription.

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