Vendredi 23 et samedi 24 novembre étaient les journées nationales de collecte des banques alimentaires. Le principe est que cet organisme refuse les dons en espèces
pour n'accepter que les denrées alimentaires. C'est un travail de toute l'année qui connait son point culminant lors des journées nationales.
Comme chaque année, très régulièrement, je visite ces bénévoles au grand coeur qui mènent leur action au plus fort des besoins humains : empêcher les plus pauvres d'entre
nous de mourrir de faim.
La banque alimentaire du Var dispose d'un entrepot de 600 m² au pouverel à La Garde, que la Région participe à louer en versant une subvention de 7000 € qui va passer l'année prochaine à 7500 €.
J'ai d'ailleurs proposé à Michel Vauzelle qui l'a accepté, de conventionner les banques alimentaires de la Région pour leur assurer une visibilité dans leur financement et pour qu'ils consacrent
l'essentiel de leur action à la collecte et à la distribution.
Cette année, dans tout le Var, ce sont 7000 familles qui sont nourries par les dons. Ils attendent 168 tonnes de denrées diverses données par la générisoté du public et
l'accord des dirigeants de garndes surfaces.
Je ressens toujours un grand malaise lorsque, à chaque visite, je vois le stock de produits pour bébés. Des enfants, ici chez nous, ne peuvent survivre que grâce à notre générosité !
La pauvreté est un phénomène massif et durable. Les banques alimentaires travaillent sur l'équilibre nutritionnel pour que les recevants ne souffrent pas trop de carences.
Aller voir ces bénévoles travailler, c'est toujours un peu les déranger mais c'est aussi rendre hommage à leur engagement. C'est un devoir d'élu. Mais cela donne aussi une furieuse envie de changer
cette société.
Un grand chapeau aux clubs services, à tous les bénévoles, à tous les donateurs.
par Joël Canapa
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Il est quand même hallucinant qu'en France de nos jours, la pauvreté regagne du terrain parmi la population. Pendants des années, comme bien des pays, nous pensions avoir fait reculer les frontières de ce fléau. Mais aujourd'hui, on ne peut constater que des familles, des individus dans notre pays ont de grandes difficultés pour satifaire leurs besoins les plus basiques (mager, se loger, se soigner...).
De plus l'Etat qui doit normalement protéger et aider les plus faibles se désengage de plus en plus s'appuyant justement l'existence de ces associations de bénévoles, sans forcément leur donner plus de moyens!
Alors oui, il y a un grand danger, lorsqu'une société arrive au point de produire de l'exclusion, c'est que quelque chose ne va plus, l'équilibre a été rompu!
De plus monter les uns contre les autres en imaginant de faux prétexte pour masquer son incompétence, n'est pas une solution sage.
L'instinct de survie qui sommeille en chacun de nous n'est pas forcément le meilleur conseiller de l'homme car bien souvent c'est en se basant sur lui que l'homme justifie et commet de graves erreurs et actions...