Partager l'article ! L'adjoint à l'urbanisme sort des rangs...: Voici l'article de Vartin du 18 décembre 2007, sur le conseil municipal... &n ...
Jacques Vankerrebrouck, élu à l'urbanisme, a jeté le trouble dans la majorité en critiquant la baisse symbolique des impôts locaux.
L’élu à l’urbanisme sort du rang
Le dernier conseil municipal avant les élections aura été le théâtre d’un drôle de spectacle. Alors que Marc Duquesne présentait son dernier budget primitif, l’adjoint aux Finances s’est laissé aller à voter contre l’antépénultième question à l’ordre du jour. A savoir une mise à la réforme de matériel. Le geste bravache était sans conséquence.
En revanche, la saillie de Jacques Vankerrebrouck quelques heures plus tôt aura jeté un plus grand froid dans les rangs de la majorité municipale. L’adjoint à l’urbanisme, qui ne repartira pas non plus en 2008, a profité du vote d’approbation des taux d’imposition des taxes pour livrer une réaction toute personnelle sur les impôts locaux.
« Il y aurait des économies à faire »
« Je vais donner l’avis non pas d’un conseiller municipal mais celui d’un contribuable. Avis qui, je pense, est partagé par la majorité des habitants. J’ai regardé ma fiche d’imposition de 2001 à 2007 et j’ai constaté que mes impôts locaux avaient augmenté de près de 20%. Ce qui est supportable pour certains Gardéens l’est beaucoup moins pour d’autres », balance Jacques Vankerrebrouck. Loin de se démonter, l’élu continue calmement : « Et il ne faut pas dire que c’est la faute de la région. S’il y a volonté de baisser les impôts, il y a plus à faire que les 0,01%. Surtout quand on voit les économies d’échelles qui pourraient être réalisées dans les dépenses de fonctionnement ». Blanc dans la salle. L’opposition en reste bouche bée. Idem pour l’équipe municipale qui venait de se féliciter d’avoir réduit de 64% la dette par habitant et d’avoir contribué à baisser continuellement – mais symboliquement – les impôts.
L’affection de Jean-Louis Masson pour Joël Canapa
Auparavant, l’opposition avait critiqué un budget primitif de près de 49 millions qui ne compte « que 9 millions d’euros d’investissement ». « On voit bien que l’anticipation, ce n’est pas ce que vous maitrisez le mieux », envoyait un Joël Canapa qui tirait à vue sur tous les élus. « C’est une critique qui ressemble plus a un plan électoral », lui a rétorqué le maire Jean-Louis Masson qui n’aura cessé, pendant tout le conseil municipal, de rappeler, malgré leurs divergences d’opinions, toute l’affection qu’il éprouvait pour l’élu de l’opposition.
Vos Commentaires