Mardi 11 mars 2008
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06:00
Réflexion à froid, si on peut dire, la nuit ayant été particulièrement courte.
Nous avons perdu et de façon nette. Et en même temps, nous progressons en voix dans une configuration très complexe pour la gauche dans ce département. Nos 42 % représentent le résultat le plus important qu'un candidat de gauche ou soutenu par la gauche réalise dans le Var.
Géographiquement, nous nous situons au centre d'une déferlante "bleue" assez impressionnante : Toulon, La Valette, La Crau, Hyères, Carqueiranne... Et on pourrait
continuer l'énumération.
Nos 42 % sont un trèsor. Parce qu'en soi, ils constituent un excellent résultat et je voudrais que beaucoup de candidats varois les ait atteints. Ensuite parce qu'ils
sont le fruit d'un travail intense qui nous a permis de reprendre du terrain sur le maire sortant et de lutter contre la marée de droite. Enfin parce qu'ils sont le résultat d'une réflexion et
d'une stratégie. Nos 42 % montrent qu'il n'est d'autre voix que l'union de tous les partis de gauche. C'est à partir de cette union que nous pouvons élargir sur des valeurs communes que partagent
des hommes et des femmes au delà des étiquettes partisannes. C'est comme cela que la gauche peut redevenir ce qu'elle est censée incarner : l'ouverture, la générosité, l'intelligence et
l'espoir.
Mais cela ne suffit pas. Ces 42 %, c'est du travail, de la présence sur le terrain, auprès des associations, des citoyens, dans les quartiers. Demain, dans
l'opposition, nous serons plus actifs donc plus efficaces. Nous devons structurer notre rassemblement pour lui donner une bien plus grande dimension. Nous avons six ans devant nous et un choix :
six ans d'opposition ou six ans de construction ?
Je crois que nous formulons la même réponse.
Je disais à des journalistes, ce matin, que j'ai beaucoup de chance. Souvent, la défaite est solitaire, là ce n'est pas le cas. A 8 heures, je me trouvais en direct
sur RCF, puis des entretiens avec la presse écrite se sont succédés tant les médias étaient persuadés de notre victoire. Et je ne saurais dire combien d'appels, de textos, de courriels et de
visites j'ai reçu pour me témoigner de l'amitié et de la chaleur humaine. Si je dois résumer : continuez, ne nous laissez pas tomber, vous avez mené une campagne formidable, vous n'avez rien à
vous reprocher et d'autres témoignages encore plus flatteurs. Ces messages viennent autant de l'équipe que d'électeurs ou de chefs d'entreprises. Oui, ce que nous avons semé commence déjà à
germer.
Mais quand dans un département tout va mal, il faut aussi s'interesser à l'ensemble. Nous devons sortir de la logique des appareils des partis qui ne cherchent qu'à
se reproduire et ne tirent jamais d'enseignements. Nous devons casser les barrières. Je veux discuter demain avec des socialistes, avec des personnes engagées dans le domaine associatif, avec des
chefs d'entreprises, avec ceux que l'offre politique ne satisfait plus.
Si notre département donne d'aussi beaux scores à la droite, ce n'est certainement pas parce que ce sont les meilleurs. pour s'en
convaincre, il suffit de visiter les autres métropoles régionales.
Alors, d'une défaite, nous devons sortir par le haut. Pour et par La Garde et pour le Var, nous devons nous rassembler et travailler.
Par Joël Canapa
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