...de ne pas trouver de travail. Une mesure en préparation permettrait de suspendre les allocations au bout de deux refus.
Chômeurs = fainéants, c'est ce que signifie ce gouvernement aux demandeurs d'emploi. J'ai vécu une année de
chômage et je peux témoigner que le travail est rare. Dans mes responsabilités sociales depuis plus de trente, je vois évoluer le marché du travail : inadéquation entre la formation et les
besoins des entreprises, manque chronique d'emplois liés aux directives européennes et aux délocalisations, présence massive de travailleurs pauvres.
Ces trois phénomènes ne sont pas isolés, ils permettent d'abaisser le coût du travail, de casser l'essentiel des garanties collectives,
d'obliger les demandeurs d'emplois à accepter tous les postes faisant fi des diplômes ou de la qualification.
Ce n'est pas encore l'esclavage mais cela finira par y ressembler. Non, je n'exagère pas. Il suffit de regarder autour de soi pour
s'apercevoir que ces situations sont légion.
Le gouvernement mène une politique de classe. Tant pis si l'expression n'est plus à la mode. Elle signifie que tout est fait pour les uns, ceux
qui possèdent les moyens de production, la bourse et la finance.
Les cadeaux fiscaux, le bouclier fiscal, les patrons voyous décorés, les caisses noires de l'UIMM alors que les français souffrent de ne pas
trouver d'emplois ou de ne pouvoir vivre de leur travail.
C'est pour cela que la gauche doit cesser d'être nombriliste. Elle doit incarner le changement. Nous devons aider
beaucoup plus les PME et le TPE car ce sont elles qui recrutent et qui ne délocalisent pas. Il est nécessaire d'encadrer les prix du logement pour redonner du pouvoir d'achat. Il faut légiférer
pour lutter contre une mondialisation qui appauvrit la planète au bénéfice d'une poignée de personnages.
Ce doit être cela la gauche, ma gauche. Un idéal, des projets, du souffle pour redonner l'espoir.
par Joël Canapa
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