Mercredi 27 août 2008
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Comme chaque année, à l'occasion des manifestations du débarquement en provence, j'ai participé à un maximum de cérémonies marquant la
libération de nos communes.
La Londe : un défilé de véhicules d'époque sur l'avenue prinicipale suivi des camions des sapeurs pompiers et des véhicules de police. Une ambiance très bon
enfant, beaucoup de monde et de touristes. Le nouveau maire a prononcé un discours classique, un peu académique mais rappelant les valeurs de la résistance.
Le Revest : cérémonie, sobre, digne, de bon goût. Pour un petit village, beaucoup de monde était là, la municipalité insistant sur le côté populaire en
rappelant les valeurs fondamentales.
Hyères : la cérémonie est tout simplement interminable. Elle dure environ 4 heures 30 ! Il faut dire que l'essentiel des combats de l'agglomération
toulonnaise a eu lieu à Hyères et dans les environs et que les lieux à honorer, où de nombreux soldats sont tombés, ne manquent pas : le cimetière avec son carré militaire, la stèle des résistants,
celle des arméniens, la tombe de Léopold Ritondale, la batterie de Mauvanne, le pont du gapeau, le mémorial national de la 1ère DFL, la stèle des libérateurs et le monument aux morts.
La Crau : classique, peu d'innovations (si ce n'est le lieu) de la part du nouveau maire. Nous avons inauguré le rond point des anciens combattants.
Le Pradet : à mon avis, ce fut la plus réussie. La présence de très nombreux enfants dans le défilé, de la fanfare ont amené une foule que je n'avais encore
jamais vu au Pradet pour ce type d'évènement. la population était là. Et surtout, j'ai énormément apprécié le discours du nouveau maire, mon ami Claude Mesangroas. Il contenait tout : l'évocation
historique, bien sur, qu'il faut rappeler sans cesse, mais surtout les valeurs profondes qui fondent l'unité d'un pays. Le texte était beau mais il était prononcé par un homme en adéquation avec
son discours. On le sentait habité par la volonté de faire passer un message humaniste.
Finalement à quoi servent toutes ces commémorations ? Il y en a tant. Beaucoup se posent la question. Je crois qu'il faut saisir ces moments pour parler de la place de l'Homme dans la société, pour
cimenter l'unité nationale, pour rappeler que l'Homme est capable du pire et que ce pire ne connait aucune limite.
Cela n'arrive pas seul, l'Homme ce n'est pas les autres, c'est moi, c'est toi, c'est nous. L'histoire nous le montre, l'esprit de résistance se cultive, se transmet, il n'est pas inné.
Capable du pire et aussi du meilleur. Songeons à ces femmes, à ces hommes qui ont choisi de se battre avec ou sans uniforme, qui ont quitté leur tranquilité relative, leurs familles, leurs amis.
Ils ont violé les lois de l'époque, transgressé la soumission imposée. Ils ne savaient pas qu'ils allaient gagner, ils risquaient leurs vies, beaucoup ne sont pas revenus.
Alors, oui, plus jamais ça. Mais résistons aussi, aujourd'hui et maintenant, aux injustices, révoltons nous devant les inégalités et l'iniquité. Notre combat, à nous,
c'est celui là.
Par Joël Canapa
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