Mardi 16 septembre 2008
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Il s'agit des deux géants américains du refinancemnent du crédit immobilier. L'Etat US rachètera jusqu'à 100 milliards de dollars de la
dette préferentielle de chacun.
C'est cela la vision d'un état libéral. Le privé peut gagner des fortunes, abreuver ses dirigeants de salaires indécents, de golden parachute, enrichir toujours plus ses actionnaires et réclamer
sans cesse des baisses d'impôts pour encore mieux accumuler du capital tout en conduisant à la ruine de nombreuses familles.
Mais quand la mauvaise gestion conduit tout un pays au bord de la faillite, l'Etat, c'est à dire les contribuables, doivent payer la facture. Pour les libéraux, l'impôt ne doit servir qu'a empècher
le système de disparaitre.
Autant dire qu'une telle conception est à mille lieux de la mienne. Ni soviétisation ni ultra libéralisme. Il convient de définir ce qui est indispensable à un pays à une société : les transports,
la finance, l'eau, l'assainissement, l'énergie et ces services doivent être dirigés par et pour le public. Une gestion moderne, décentralisée, ouverte aux citoyens et aux usagers. Le service public
en garantissant l'égal accès de tous, le fonctionnement rigoureux et si profit il y a, ils doivent être soit réinvestis soit alimenter les caisses de l'Etat.
L'amérique est loin ? On sait bien que ce n'est pas le cas. Les gouvernants français transforment à la hache le paysage institutionnel : l'etat s'est retiré des secteurs les plus essentiels,
bientôt des directions départementales (services déconcentrés) vont disparaitre telle la DDJS. Ils s'inspirent du modèle anglo-saxon "d'Etat organisateur".
Nos leaders de gauche feraient bien d'abandonner leurs querelles intestines pour se préoccuper de la seule question qui vaille : la France et les français.
La construction d'une alternative politique crédible.
Par Joël Canapa
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