Le document passe très vite sur le contexte national et international. Les prévisions de croissance sont chaque jour revues à la baisse. Les conséquences de la crise du système économique sont certainement difficiles à prévoir mais peuvent être estimées. Nombreux sont ceux qui pensent qu’aujourd’hui ce ne sont que les causes et pas encore les effets de la crise qui se manifestent.
Dans ce contexte, les collectivités territoriales sont matraquées. La dotation globale de fonctionnement augmente moins que l'inflation. Stabilisée en 2008, donc une baisse en valeur relative, la DGF sera d’un montant inférieur à l’inflation. Le fonds de compensation de la TVA (FCTVA) risque de devenir forfaitisé donc pénaliser les communes qui investissent. Pendant ce temps, les charges des communes, des départements et des régions s’accroissent. Là, je ne m’éloigne pas du sujet local puisque une très grosse partie des recettes communales provient de l’Etat.
Oui, l’Etat rencontre des difficultés. En grande partie à cause des choix effectués par ce gouvernement. Vous évoquez la question des niches fiscales qui seraient plafonnées pour plus de solidarité. Les supprimer reviendrait à une vraie solidarité. Revenir à un impôt sur le revenu progressif sans possibilité d’y échapper, c’est cela l'équité. Le gouvernement actuel, lui, a créé le bouclier fiscal. Un joli nom qui signifie que les plus riches paient proportionnellement moins d’impôts. 121 millions d’€uros en 2008, dans notre région, 295 contribuables en ont bénéficié pour 8 millions d’€uros !
Vous évoquez les objectifs du projet de loi de finances 2009. Ils sont déjà obsolètes. J’en veux pour preuve un ministre qui déclare vouloir assouplir les critères européens. A quoi servaient ces fameux critères de Maastricht ?
Notre département va mal. Vous pouvez pointer un taux de chômage qui baisse plus vite ici mais le PIB des habitants baisse dans le même temps. Ce qui confirme l’analyse du dispositif régional d’observation sociale (DROS) qui pointe un plus rapide retour à l’emploi mais vers des emplois précaires et mal rémunérés.
Votre document confirme ce que nous disons chaque année à propos des baisses d’impôts à La Garde. Je veux rappeler que les taux n’avaient pas augmenté depuis 1997. Onze ans. Vous les avez baissé de façon symbolique. Symbolique puisque dans le même temps, le produit de la fiscalité a augmenté d’un million d’€uros par an alors que la population est stable. Je n’évoque même pas l’impôt de TPM qui, le lendemain des élections, a augmenté de 450 %.
Si vous voulez tenir votre engagement de préserver le pouvoir d’achat des gardéens, c’est une baisse de plus 3% des taux d’imposition que vous devrez proposer. Sinon, ce sera un discours creux de plus.
Attention au volume de l’investissement. Un investissement public trop faible va accroitre les effets de la crise. En 2009, l’investissement des collectivités territoriales sera le point de stabilité de l’activité économique. Un indicateur très mauvais de cette dernière est la baisse, dans le Var, de 25%, des dépôts de permis de construire.
Dans vos projets, vous reprenez une grande partie de notre projet municipal, c’est une habitude chez vous : parking souterrain à Gérard Philipe, voies
cyclables, développement durable mais cela ne reste qu’une énumération, on n’y sent pas une réelle volonté politique.
Vous parlez de rationnaliser les dépenses, le débat d’orientations budgétaires devrait nous permettre de connaitre lesquelles. Vos dépenses de
communication ? De réception ?
Les gardéens peuvent compter sur nous pour être tout particulièrement vigilant sur ce sujet.
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