Nous nous étions posé la question d'y aller ou pas. Résolument défavorable à la politique de la chaise vide, nous y sommes allés : expérience enrichissante.
Rien que très banal au début, un film à la gloire de l'hôte qui montra surtout les réalisations de ses prédécesseurs. Surprenant ensuite puisqu'il cite chacun des maires de La Garde depuis le
début du 20ème siècle, y compris Yvon Robert ! Là, c'était vraiment une première. Ridicule après dans un semblant d'imitation de Falco "une route, ce n'est ni de droite ni de gauche", "une
crèche, ce n'est ni de droite ni de gauche". Le moment républicain arrivait quand M. Masson devait citer les partenaires financiers de la ville. Falco pour TPM et le gouvernement
(certainement pour le remercier d'avoir diminué la dotation globale de fonctionnement), Lanfranchi pour le conseil général et Vauzelle pour la Région.
Il aurait pu s'arrêter là mais M. Masson ne sait pas se fixer de limites. Il rajoute Philippe Chesneau, mon ami vice-président du conseil régional pour l'aide qu'il apporte à la ville. Et là, les
regards de trois cent personnes présentes se tournent vers moi !
Un discours annoncé bref, mais qui dure plus de trente minutes, plus tard, nous décidons de quitter la salle. Choqués, avec les amis d'Energies et Compétences, de voir une telle débauche de
nourriture sur le buffet : crevettes, huitres... servies par un traiteur. Bonjour les impôts des gardéens.
Mais difficile de partir tant les personnes présentes voulaient me parler, toutes pour me dire qu'elles étaient choquées que je n'ai pas été cité. Je leur répondais que La Garde n'est pas en
république, que l'on fait monter sur scène le maire de La Valette mais on oublie le maire du Pradet. On oublie systématiquement ma présence comme à chaque commémoration patriotique.
Ce n'est pas une question d'égo, c'est le respect des institutions de la république et du suffrage universel. C'est le devoir des élus. Manifestement et ouvertement oublié par M. Masson.
Mais le moment de choix était la chute du discours de M. Masson citant un philosophe américain dont il n'avait pas retenu le nom "ce n'est pas le monde qui ne va pas, c'est la façon dont on
le regarde".
A transmettre aux inombrables victimes actuelles et à venir de la crise, aux salariés précaires, aux mal logés, aux sans domicile fixe.
Décidement, j'ai du mal à croire qu'à La Garde, on a les élus qu'on mérite.
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