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A l’heure où toutes les collectivités rendent leurs arbitrages budgétaires dans un contexte extraordinairement tendu, je veux affirmer deux engagements :
Les élus et les services travaillent d’arrache pied depuis des mois pour trouver des sources d’économies qui n’entravent pas l’activité économique.
Dans notre jargon, nous appelons cela le maintien des politiques volontaristes. C'est-à -dire des actions pour lesquelles les citoyens de la région ont voté. Je veux aborder ce sujet au moment où un rapport parlementaire puis la commission mise en place par le président de la république et présidée par Monsieur Edouard Balladur évoque la fin de la « compétence générale » pour les collectivités territoriales. La compétence générale, c’est le droit pour les élus du peuple de voter des budgets et de développer les actions dont les populations ont besoin et qui ne font pas partie de leurs compétences obligatoires. Ce serait, par exemple la fin du soutien de la région à la vie culturelle, au mouvement sportif, l’interdiction de développer des politiques de santé coordonnées ou encore d’investir le champ de la prévention de la délinquance ou de la récidive, et j’en passe…
Et pourtant, si le paysage institutionnel est complexe, il n’en est pas moins efficace. Avec les impôts régionaux nous formerons chaque année 250 infirmières de
plus par rapport à 2004, dernière année où l’Etat en avait la responsabilité. Avec le schéma régional de développement des formations du sanitaire et du social, nous avons l’ambition de répondre
aux besoins croissants de personnels formés dans les hôpitaux, de faire face au vieillissement et à l’accroissement de la population. Avec les impôts régionaux, nous allons reconstruire un
institut de formation en soins infirmiers digne de la qualité d‘enseignement qui y est dispensé. Je m’y suis engagé, Michel Vauzelle s’y est engagé, nous devons maintenant rencontrer la bonne
volonté de partenaires pour boucler le tour de table.
Aujourd’hui, la responsabilité des personnels soignants est engagée chaque jour suite à des décès dans les hôpitaux, je tiens à réaffirmer mon soutien aux qualités morales et professionnelles de ces personnels. Il est absolument inconcevable de risquer sa vie dans les hôpitaux, mais cette situation est due au manque de moyens mis à leur disposition. Nous ne pouvons concevoir que des infirmiers et infirmières soient mis en cause seuls et à titre personnel pour d’éventuelles erreurs commises quand on connaît leur surcharge de travail. C’est la responsabilité de l’Etat qui doit être engagée parce que tous les hôpitaux sont en déficit.
L’action de la Région peut être un rempart aux carences de l’Etat. Avec les impôts régionaux, nous allons proposer à la population d’utiliser la toute nouvelle salle polyvalente de 400 m² dont la région vient de doter le lycée du coudon.
L’argent public optimisé !
Avec les impôts régionaux, nous sommes prêts à participer à la construction d’un échangeur au rond point des quatre chemins qui accompagne le dynamisme de la plus grande zone d’activité économique de notre département, nous continuerons de soutenir le développement du pôle universitaire pour lequel mon ami Laroussi Oueslati se bat avec tant d’efficacité.
Malheureusement, si les conclusions de la commission Balladur remettaient en cause la « compétence générale » des collectivités, et si ces conclusions étaient suivies par le gouvernement, la région ne pourrait plus intervenir dans les domaines très concrets que je viens de vous citer.
Le débat aujourd’hui n’est pas sémantique. Il ne s’agit pas de se dire pessimiste ou optimiste même si le philosophe nous enseigne que si le pessimisme est de raison, et que l’optimisme est de volonté. Nous devons être debout, déterminés, solidaires, unis pour trouver, pour imposer les solutions qui nous permettront de sortir de la crise économique. Et surtout pour n’en pas connaître une nouvelle de sitôt !
Vous comprendrez pourquoi je ne peux pas accepter que l’on dise « ce n’est pas le monde qui ne va pas, c’est la façon dont on le regarde ». Je veux donner un message d’espoir ce soir.
Nous pouvons agir contre cette crise, des solutions existent. Ensemble, en faisant entendre notre voix, nous pouvons pousser les acteurs politiques locaux frileux à mettre en place des politiques d’investissement, et des politiques globales, qui modifient le cours des choses.
Comme l’a écrit mon ami Claude Mésangroas, le maire du Pradet dans ses vœux, « la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer ».
Je vous renouvelle donc mes vœux de santé et de bonheur, mais je souhaite aussi qu’ensemble nous participions à créer le monde de demain, celui que nous laisserons aux générations futures.
Bonne année 2009 !
Et comme tous les ans, c’est avec plaisir que je vous invite à partager le verre de l’amitié et la traditionnelle galette des rois, tout cela à titre personnel, car l’argent public est rare et je m’engage à toujours le préserver.
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