Mercredi 13 mai 2009
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Je le fais très rarement mais je tiens à vous informer de mon activité professionnelle :
Article de Var Matin du 12/05/2009
Plan de relance : 5,3 ME qui tombent à pic
Dans le cadre du volet rénovation urbaine du plan de relance de l'économie proposé par le gouvernement en début d'année, la ville et l'office public de l'habitat ont obtenu une subvention
complémentaire de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) d'un montant de 5,336 millions d'euros. Nous revenons aujourd'hui sur les projets qui ont été retenus et sur ceux qui ne l'ont
pas été, ainsi que sur la façon dont La Seyne a pu obtenir 53 % des crédits distribués dans toute la région. Voici les réponses croisées d'Olivier Andrau, président de la commission d'attribution
des logements et du directeur de l'OPH Joël Canapa.
Les projets retenus
La réalisation de l'opération bibliothèque à Berthe, place Schoelcher est associée à la création de logements sociaux et de commerces. Les crédits obtenus dans le cadre du plan de relance
permettent de financer 50 % du surcoût constaté par rapport à la convention initiale. La réhabilitation des logements au Messidor, au Floréal, au Fructidor et au Vendémiaire constitue « le coeur du
plan de relance », indique Joël Canapa. « Le montant moyen affecté à la rénovation de chaque appartement était de 12 500 euros, il monte à 20 000 euros environ. » L'ANRU finance 40 % du montant
complémentaire. Pour le reste, l'opération va profiter de l'effet « levier » des financements supplémentaires.
Dernier projet retenu : la création d'une résidence sociale pour accueillir une partie des résidents du foyer de travailleurs migrants, sur la base de 30 % du montant des travaux. « La structure
actuelle est hors normes, en terme de sécurité et de confort », notent Olivier Andrau et Joël Canapa.
Les projets recalés
La ville avait aussi listé dans sa demande la relocalisation des services techniques de l'office et la réhabilitation du Mont des Oiseaux et
de la Présentation. « Même si les projets n'ont pas été retenus dans ce cadre, les opérations se feront, avec d'autres financements qui sont à l'étude », précise Joël Canapa. « Plan de relance ou
pas, il faut faire ces réhabilitations, il y a une vraie urgence », affirme Olivier Andrau. « Elles sont prévues depuis six ans et les dossiers ont été réactualisés. On lancera la concertation dès
que possible. »
Pourquoi les crédits ont été obtenus
Pour bénéficier d'une partie de l'enveloppe de 350 millions d'euros supplémentaire proposée au titre de l'ANRU, il fallait
répondre à plusieurs conditions. Les travaux proposés devaient pouvoir débuter avant la fin de l'année 2009 et l'argent débloqué devait permettre un effet levier. Il pouvait aussi s'agir d'un
projet existant, bloqué faute de financement parce que son coût avait augmenté de façon conséquente. C'était le cas de la bibliothèque.
« Nous avons donc regardé tout ce qui était déjà prévu, les projets pour lesquels les études étaient bouclées ou dont on pouvait avancer le timing en ne gardant que les délais incompressibles liés
aux appels d'offres et aux concertations légales », explique Joël Canapa. « Nous avons su anticiper dès le mois de janvier pour être prêts à entrer dans la phase pratique quand la notification est
tombée le 31 mars. C'est une vraie course contre la montre. Pour chaque chantier qui n'aurait pas débuté à la fin de l'année, nous perdrions les crédits correspondants. »
Voila pour les conditions « techniques » de l'obtention de ces crédits. Le directeur de l'office voit aussi dans le choix du projet seynois « la reconnaissance du gros travail fait ces dernières
années par un office qui n'est pas passé loin de la fusion obligatoire ».
Caroline Martinat
Un double effet levier
L’image est un peu caricaturale, mais elle permet d’expliquer très simplement l’effet levier souhaité par l’Etat dans le cadre du plan de relance. Prenons l’exemple de la réhabilitation des
logements de quatre cités à Berthe.
« En schématisant, nous avions prévu de changer les portes et fenêtres. Grace aux crédits du plan de relance, nous allons pouvoir refaire l’étanchéité des façades, installer des robinets
thermostatiques, etc…, explique Joël Canapa. Dans la mesure où nous améliorons les performances énergétiques du bâtiment, nous sommes éligible à une subvention de la Région d’environ 1000 euros par
logement ».
L’OPH peut également prétendre à un financement de TPM dans le cadre d’un dispositif prévu pour soutenir les réhabilitations de logements sociaux. « Il reste a traduire cette décision au niveau du
budget », précise cependant Marc Vuillemot. « Les crédits n’ont pas été prévus. Sur le fond, c’est bon. J’en ai parlé en bureau communautaire et les services y travaillent. Il faut trouver les
sous. »
L’autre effet levier évoqué par Olivier Andrau, c’est le soutien économique aux entreprises. « On fait du social à la fois en terme de logement, mais aussi à ce niveau là », dit-il en
rappelant que l’OPH est le premier maître d’œuvre du département.
Par Joël Canapa
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