Mardi 19 mai 2009
2
19
/05
/Mai
/2009
06:00
Quand on suit l'actu, on en apprend de belles. En vrac :
-
Allègre, ancien ministre socialiste reviendrait au gouvernement.
-
Un lycée -laïque et payant- ouvre à La Garde.
-
Un président d'université (de gauche) demande à M. Masson le concours de la police municipale pour débloquer la fac.
-
Des socialistes qui étaient contre le traité constitutionnel européen (TCE) découvrent les vertus du traité de Lisbonne.
-
Une élue de la république affiche ouvertement les critères de sa foi comme moteur de l'accomplissement de son mandat municipal.
Tout ce qui précède me parait totalement antinomique. Prenons un exemple : un lycée "laïque et payant". Notions totalement contradictoires. La laïcité n'est ni
l'absence de religion ou l'areligion, c'est au contraire le respect des croyances, de toutes les croyances. C'est l'ambition d'élever l'être humain, d'en faire quelqu'un capable de penser par lui
même, sans directeur de conscience. C'est la place de la religion dans la sphère privée sans immixion dans la vie publique.
Si plus rien ne choque nous le devons à ceux qui nous expliquent depuis trente ans qu'il est temps de mettre fin aux idéologies. Alors que c'est précisemment la culture politique qui doit vertébrer
la pensée.
Le TCE et le traité de Lisbonne, c'est non seulement la même chose mais ce dernier est, en outre, une insulte aux peuples qui se sont exprimés et ont rejetés la constituion de l'Europe qui
prévoyait de sacraliser "la concurence libre et non faussée" comme système économique.
On voit à travers le monde ce que le libéralisme économique a produit.
Oui, je suis inquiet par l'avenir de la politique. De transgressions en transgressions, nous risquons de donner raison à des extrèmes adeptes de la politique du pire.
C'est le sens de mon engagement dans le Front de Gauche. Cohérent avec le vote de 2005, rassemblant le PCF, le Parti de Gauche et
un éclatement du NPA, nous devons en faire l'alternative politique, le débouché qui manque aux mouvements sociaux.
Je suis convaincu, mais j'y reviendrai, que la voie est là. Dans une parole politique forte, cohérente qui permette de renverser tous ceux qui font de la politique une
rente, un métier.
Par Joël Canapa
1
-
Publié dans : Articles
Vos Commentaires