Partager l'article ! Sarkozy panique: Les sondages annoncent sa baisse quand ils prévoient une ascension de Bayrou. Bien sûr, ils ne faut pas croire les sonda ...
Les sondages annoncent sa baisse quand ils prévoient une ascension de Bayrou. Bien sûr, ils ne faut pas croire les sondages ! C'est ce qu'ils disent tous lorsqu'ils adaptent leurs discours.
Il est révoltant d'entendre l'idée de création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale". Révoltant de la part d'un fils d'immigré, insultant pour tous ceux qui sont issus, à des degrés divers, des différentes migrations qui ont fait la France.
Mon grand père était d'origine grecque, ma grand mère d'origine polonaise, une partie de la famille de mon épouse est née en Espagne. Suis-je moins français que d'autres ? Les harkis, les tabors marocains, les tirailleurs algériens, sénégalais, leurs descendants doivent ils donc vivre toute une vie avec une marque indélébile d'étranger ?
Ici, en Provence, on ne compte plus les descendants d'espagnols ou d'italiens. L'histoire des migrations raconte celle de la misère qui a poussé ces femmes et ses hommes à quitter leur terre natale pour tenter de vivre mieux ailleurs.
La France de toujours a été multiple, multicolore, multiculturelle. C'est ce qui a fait sa force et sa richesse.
L'histoire contemporaine des migrants est celle des kurdes persécutés en Turquie, des africains du nord et de ceux de l'afrique sub saharienne qui fuient une pauvreté terrible. On voit bien que ce ne sont pas les interdits, les murs ou les barbelés qui peuvent mettre un terme à ces arrivées.
La vraie question n'est pas entre régularisation ou pas des sans-papiers. La vraie question est la mise en place d'un nouvel ordre social mondial qui permette à chacun de vivre dignement dans le pays qu'il a choisi. Imposer aux pays, ou l'esclavage économique est la règle, des lois sociales est le meilleur moyen de lutter, non seilement contre l'immigration, mais aussi contre les délocalisations qui achèvent de mettre notre pays à genou.
Cette politique là porte un nom. Elle s'appelle antilibérale. C'es justement l'inverse de ce préconise Messieurs Sarkozy et Bayrou. Faire progresser les idées anti libérales, c'est vouloir une société dans laquelle le profit n'est pas le roi, mais une société dans laquelle l'être humain est le centre, le moyen, le but et la finalité.
Au-delà des rodomontades télévisées, j'ai confiance dans le peuple de France pour qu'il rejette définitivement les politiques usées des choix de société nouveaux et progressistes.
Vos Commentaires