Mardi 1 décembre 2009
2
01
/12
/2009
06:00
Un conseil qui aurait dû être ordinaire si... Si M. Masson et sa majorité UMP n'avaient choisi de le faire dégénérer.
D'entrée de séance, Madame Chabot m'agresse en prenant le prétexte d'un qualificatif paru sur le blog par erreur pendant exactement 25 minutes. Ce qualificatif était déplacé, je l'ai retiré.
Mais cela a servi de prétexte à une loggorhée verbale qui donna le ton de conseil.
M. Masson n'est pas serein et il ne supporte pas que les autres le soient, alors ils dénaturent les débats en leur donnant une tonalité vulgaire. Ai je réussi à ne pas tomber dans les pièges ?
Aurions nous dû quitter la séance comme certains de mes amis le suggéraient ? Je crois que, face à ces déchainements de haine, il n'y a pas de bonne solution. Nous sommes restés, avons tenu tout le
conseil en argumentant sur nombre de délibérations.
M. Masson pourra se vanter que tout est voté à l'unanimité. Je lui ai fait remarquer que toutes les délibérations étant des prolongements, des reconductions de notre
gestion, c'était plutôt lui qui nous donnait un quitus.
Débat d'orientations budgétaires :
La lecture attentive du document laisse penser que nous vivons hors du territoire national. Le gouvernement UMP diminue ses dotations pourtant vitales pour les communes. Le gouvernement supprime
sans concertation la taxe professionnelle et ne s'engage que sur une année alors que les communes on besoin d'investir. Ce sont des coups très durs portés à l'économie puisque plus de 70% de
l'investissement public provient d'elles. Ce sont les communes et leurs établissements publics qui sont les plus actives dans le plan de relance.
En outre, la réforme des collectivités territoriales va imposer des mécanismes inacceptables :
-
la fin des co-financements.
-
l'interdiction pour les régions et les départements de financer la vie associative.
-
la création des métropoles qui va tuer les communes en ne laissant aux maires que la gestion de l'état-civil.
On ne peut que condamner ce changement fondamental de société et déplorer que le silence règne sur ces points éminemment
importants dans le débat d'orientations budgétaires.
Sur ce sujet, l'association des maires de France (AMF) indique dans sa résolution générale que "le congrès estime que ces deux réformes, en l'état des textes présentés au Parlement, ne sont pas
acceptables". Plus à l'aise dans l'invective que dans le débat, M. Masson a esquivé soigneusement le sujet.
Dans ces conditions, comment juger le document soumis ? Morne, terne et sans ambitions. Sur le dévellopement durable par exemple : on nous annonce le changement d'ampoules de l'éclairage public
quand on rase en même temps les 100000 m² de la colline de sainte musse.
Nous avons répété que la fisclaité n'est pas maitrisée depuis l'an 1 de l'ère Masson mais depuis 1997 ! Ce qui n'empêche pas les gardéens de se sentir écrasés par les impôts. En revanche, si les
taux n'augmentent pas dans la ville, les mêmes les font flamber à TPM.
Manque d'ambitions aussi sur le budget de l'eau. Quand on apprend que 1,5 millions de m3 (+23%) partent dans la nature, on nous énonce quelques banalités qui ne sont visiblement pas à la hauteur de
l'enjeu.
Après quelques séances assez calmes, M. Masson semble repris par ses vieux démons, nous devrons nous organiser.
Par Joël Canapa
4
-
Publié dans : Articles
Vos Commentaires