L'UNION A GAUCHE
AU 1ER TOUR DES ELECTIONS REGIONALES DE 2010
Dans le cadre des élections régionales qui auront lieu en 2010, bon nombre de communistes élus, militants, sympathisants, ont choisi de soutenir Michel Vauzelle, Président du conseil régional PACA, dès le premier tour des élections malgré la présence d'une liste front de gauche.
Cette position est cohérente pour l'emporter sur la droite et s'inscrit dans le respect de nos convictions. En effet, dans les domaines fondamentaux, il existe entre Michel Vauzelle et nous de nombreux points d'accord.
Michel Vauzelle s'est positionné contre le traité constitutionnel européen lors du référendum de 2005. Comme nous, il a considéré que la libre concurrence ne pouvait être un principe fondamental de l'Union européenne s'imposant à l'ensemble des règles qui en sont issues. Comme nous, il s'est opposé fermement aux libéralisations dans les secteurs relevant du service public.
Sur ce thème du service public qui est essentiel, nos positions sont également identiques. Michel Vauzelle est d'ailleurs à l'initiative d'une pétition afin d'inscrire dans la Constitution les services publics, considérant que la solidarité nationale est garantie par leur existence et par un égal accès de tous les citoyens aux services publics sur l'ensemble du territoire.
Le projet d'ouverture du capital de La Poste et la votation citoyenne qui a suivi a, à ce propos, montré l'attachement des français et des habitants de PACA aux services publics
Par ailleurs, en tant que Président du conseil régional PACA, il allie les actes aux mots.
Dans les lycées, un nouveau service public a été créé par la dé précarisation des TOS qui sont devenus de vrais fonctionnaires territoriaux.
En 10 ans, les TER sont passés de 250 à 720 trains quotidiens, une tarification sociale a été créée : carte solidarité, abonnements salariés et scolaires. L’animation des comités de ligne a été l’occasion de donner la parole aux usagers et aux cheminots. La Région n’a eu de cesse de défendre le service public des transports en exigeant de la SNCF et du gouvernement qu’ils donnent les moyens indispensables à l’entreprise publique.
En matière de santé, il a pris la mesure du transfert par l'Etat de la formation des personnels soignants. Il s’agit de sauver le service public de santé. Dans notre région, ce sont 7000 infirmières qui partiront à la retraite dans les années à venir et le gouvernement refuse de former le nombre d’étudiants nécessaires aux remplacements. Alors que l'Etat conservant ses prérogatives en matière d'investissement a refusé à maintes reprises de rénover les écoles d'infirmières, alors que d'ici quelques années il n'y aura pas le nombre d'infirmières formées pour faire fonctionner les hôpitaux, le Président Vauzelle a annoncé la construction de 5500 m² supplémentaires à l'IFSI de La Garde, palliant ainsi l'irresponsabilité de l'Etat et du gouvernement.
Contre la casse des services publics engagée par l'Etat, c'est ensemble, unis à gauche que nous pourrons résister avec le plus d'efficacité.
Enfin, c'est d'une même voix que nous nous opposons au projet de loi de réforme des collectivités territoriales. Trois points s'avèrent particulièrement dangereux.
Nous nous opposons à la création des métropoles qui remplaceront les établissements publics de coopération intercommunale de plus de 450 000 habitants et qui se verront transférer pratiquement l'ensemble des compétences communales transformant ainsi les communes en simples mairies d'arrondissements perdant l'ensemble de leurs compétences en matière d'urbanisme et conservant uniquement les attributions exercées au nom de l'Etat, le pouvoir de police générale du Maire ainsi que l'action sociale gérée par le CCAS. On peut dès lors se demander comment cette compétence pourra être exercée avec efficacité dans la mesure où la totalité de fiscalité communale et l'ensemble des dotations de l'Etat aux communes seront transférés aux métropoles.
De plus, cette mesure va indiscutablement créer deux niveaux de richesse dans le Var. Le premier dans la Métropole qui concentrera sur 10% du territoire 80% des ressources, le reste du département ne bénéficiant que de 20% des richesses sur 90% du territoire, tandis que leurs besoins en matière de service public seront identiques.
Ensuite, sur le regroupement des départements et des régions et la création des conseillers territoriaux amenés à siéger dans les 2 assemblées délibérantes, notre position est également commune.
On nous dit souvent que les conseillers régionaux et généraux sont trop nombreux. Mais ramenés au nombre d'habitants, c'est 123 conseillers régionaux pour 5 millions d'habitants, 43 conseillers généraux varois pour 1 million d'habitants et 160 conseillers communautaires pour 400 000 habitants pour TPM. Alors qui sont les plus nombreux ?
Cette concentration des pouvoirs dans les mêmes mains peut-elle être considérée comme un gage de démocratie ? Assurément non.
Enfin et surtout, nous nous opposons catégoriquement à ce qui est appelé la “clarification des compétences des collectivités territoriales et l'encadrement des cofinancements”.
Cette mesure correspond d'une part à la suppression de la clause de compétence générale pour les départements et les régions, les réduisant à n'exercer que les compétences qui leur seront dévolues par la loi, la commune restant la seule rescapée de cette perte de pouvoir, mais sans aucun moyen financier pour pouvoir l'appliquer.
D'autre part, la réforme veut limiter la pratique des financements “croisés” entre collectivités territoriales aux projets d'une certaine envergure ou pour des motifs de solidarité ou d'aménagement du territoire. Alors qu'aujourd'hui un projet communal peut obtenir 80% de subventions, il faudra à l'avenir justifier que le projet a une envergure suffisante ou que son objet nécessite d'autres financements. Cette limitation constituera sans aucun doute un frein aux investissements communaux et intercommunaux, un frein à l’activité économique.
Plus globalement, nous nous rejoignons avec Michel Vauzelle sur le rôle de l'Etat et son périmètre d'action, ce qui fait la différence entre la droite et la gauche. L’annonce de Falco comme tête de liste varoise, la présence répétée de Sarkozy dans le Var, l’investissement d’Estrosi dans la campagne nous démontre que la droite veut faire de notre région un enjeu national, un symbole pour cette élection à mi-mandat.
C’est donc pour faire gagner la gauche, pour barrer la route à la droite que nous
faisons un choix clair : le soutien à Michel Vauzelle et à ses idées progressistes dès le 1er tour.
Voilà le choix courageux : liste autonome et non-participation à l'exécutif. Ce n'est pas le choix sectaire du NPA et de LO (pas de fusion), ce n'est pas le participationnisme des cacheux'd'place comme on dit chez nous, c'est la meilleure stratégie pour peser dans les choix de la majorité et redevenir crédibles aux yeux des élections qui ne font plus la différence entre les socialistes et nous !
Je souhaite revenir sur le sujet de l'Université du Sud Toulon-Var, sujet essentiel en période de campagne politique...
Je vous remercie pour votre appel aux élections, fondement essentiel de tout régime démocratique.
Vous connaissez l'essentiel de l'équipe présidentielle , certains sont venus à votre meeting lors des municipales alors même que pour certains il s'agissait d'électeurs de droite (ancien électeur de droite, en ce qui me concerne).
Pourquoi ? car ils n'ont pas vu que le parti que vous représentiez, mais un Homme, (peut-être) de conviction.
Il ne s'agit pas de clientélisme, que ce soit de votre part, de Monsieur Laroussi Oueslati dans le cadre de ses fonctions universitaires ou des précédents Présidents. Il s'agit simplement de réunir des compétences, il est vrai que par la suite cela conduit à une équipe qui s'entend, s’apprécie, mais je pense que les tensions ne sont pas l'idéal afin d'administrer dans de bonnes conditions.
De plus, vous savez comme moi, que ces personnes n’ont été victimes que de leur idéologie. Je pense que maintenant ça suffit… on a voulu crucifier un homme sur la place publique et rien n’a pu arrêter « la machine »… manifestement certains s’en réjouissent. J’ai du mal à comprendre le malheur des autres ne m’a jamais rendu plus heureux.
Et l’Institution dans tout ça ?
Pour revenir à l'homme de conviction que je pense connaître, une nouvelle fois, je vous demande votre soutien et celui des personnes qui prônent les valeurs de démocratie et de liberté qui arpentent votre site. Cette pétition est soutenue par des professeurs, maîtres de conférences, administratifs, ancien Préfet, Présidents d'Université, policiers, agents publics, retraités: www.democratie-universitaire.fr
Je vous remercie pour toute l'attention que vous porterez à mon message.
Je vous souhaite d’agréables fêtes de fin d’année.