le maire de Toulon Hubert Falco n’aura pas siégé plus d’un mois et demi. ARCHIVE BRUNO ISOLDA
Région. Les trois têtes de liste UMP des dernières élections régionales démissionnent. Sans surprise…
Hier matin, le conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur a été bouleversé. Les premiers élus de la majorité présidentielle ont démissionné de leur poste, laissant les
sièges 9, 10 et 11 vacants… pour très peu de temps. Ce ne pourrait être qu’un évènement sans suite si les élections régionales n’avaient pas eu lieues il n’y a qu’un mois et
demi. Le 21 mars pour être précis. Trois élus UMP se sont donc retiré de l’assemblée régionale. Trois personnalités politique du nom de Josette Pons, Élie Brun et Hubert Falco.
Des noms bien connus qui ne font qu’amplifier le bruit de cette manœuvre politique. Pour autant, le maire de Toulon a simplement affirmé, avec cette démission, sa volonté de
laisser leur place à la nouvelle vague émergeante de son organe politique. Josette Pons et Élie Brun ont suivi le mouvement, sans doute convaincu par le fait que la loi les
oblige à quitter une de leur fonction pour respecter le non-cumul des mandats (Mme Pons est députée alors que M. Brun est sénateur-maire de Fréjus). Les jeunes premiers à
remplacer les vieux sages sont donc Jean-Pierre Colin, responsable varois du Nouveau Centre, Annick Napoléon, maire UMP de Cavalaire et Robert Beneventi, maire UMP d’Ollioules,
dans cet ordre.
« Absolument scandaleux »
« Nous l’avions annoncé dès leur candidature », rappelle Robert Alfonsi, tête de liste PS dans le Var et conseiller régional. « Cette démission porte atteinte à la crédibilité
des élus politique en général. Quand nous nous présentons à une élection, personne ne nous force. Il est même tout à fait possible de soutenir une candidature sans se présenter
sur la liste. Alors avoir mener toute la campagne dans le centre-Var pour Mme Pons, à Fréjus pour M. Brun et dans Toulon pour M. Falco, ce n’est pas convenable. Ca me peine pour
la crédibilité du monde politique », conclut-il. Joël Canapa (PC), lui aussi élu au Conseil régional, indiquait pour sa part « une vision aux antipodes de ma conception de la
politique ». « Quand on sait pertinemment qu’on ne pourra pas siéger, on ne se présente pas à des élections… Ceci discrédite la politique dans une période où on n’avait vraiment
pas besoin de ça. Nous avons besoin de gens sérieux, qui se présentent pour travailler, et non pour répondre à une logique de parti. » Plus virulent encore était Philippe
Chesneau (Europe Ecologie), lui aussi siégeant à la Région. « C’était prévisible, mais ça reste un déni de démocratie. C’est tromper ses électeurs. Cela participe à une
politique du cinéma, du théâtre, et encore, je ne voudrais pas insulter ces deux arts du spectacle. C’est absolument scandaleux. Aujourd’hui, l’UMP envoie ses seconds couteaux,
c’est à pleurer. »
La rentrée des classes risque d’être difficile pour les trois nouveaux…
ROMAIN ALCARAZ
Et un, et deux, et trois zéros Commentaire.Lors du
dernier Conseil régional l'UMP avait qualifié le retour de Jean Marc Coppola dans l'hémicycle de « tour de passe-passe pour sauver le soldat Coppola ». On se demande bien quel
genre de communiqué, ils vont pondre pour la démission de trois d'entre eux. Vont-ils crier au scandale ou bien affirmer que ce n'est pas pareil ? Car oui électeur de l'UMP
(même si vous êtes peu nombreux à nous lire) on te ment on te spolie . De quoi ? Hé bien de ton vote. Car ce n’est pas 1 mais 3 colistiers pour les dernières Régionales à
quitter leur poste. Et pas des moindres... Les premiers, les « top of the top » : la tête de liste Hubert Falco, ainsi que deux parlementaires UMP Varois touchés par la loi
contre le cumul des mandats, la députée Josette Pons et le sénateur-maire de Fréjus Elie Brun. Ces deux derniers n'ignoraient pas que la loi les empêcherait de siéger au
Conseil régional, mais non, leur volonté électoraliste (ou bien leur volonté de faire plaisir au chef) a été plus forte. Plus forte que le respect dû aux électeurs, plus forte
que le respect dû a la démocratie, plus forte que le respect dû aux militants. Quant a Hubert Falco, ministre, maire d'une commune importante, et président de l'agglomération
TPM (déjà beaucoup de travail pour un seul homme) il était évident que la charge de conseiller régional lui serai de trop. Il avait refusé d'être le porte-drapeaux régional,
mais il n'avait pas pu refuser à son ami Nicolas 1er de prendre la tête du département. Hier matin il a confirmé à la presse - hormis à La Marseillaise dont le téléphone
sonnait occupé lorsqu'on la convoqua - ce que tout le landernau politique savait, c'est-à-dire sa démission. Certes le résultat dans le Var, et surtout à Toulon, n'aurait pas
été le même sans la locomotive Falco, le seul candidat à afficher son portrait sur l'affiche électoral officielle. Mais même cela n'a pas suffit à une victoire éclatante de la
droite dans le département. Les trois chanceux doivent être bien content d'être « élus » par démission et non par les urnes. Maintenant imaginons que la droite aie remporté
cette élection. Que seraient devenu les trois démissionnaires ? Certainement un poste de vice président pour l'édile de Toulon et des présidences de commissions ou autre pour
les deux autres. Auraient-ils démissionnés, seraient-ils restés ? On ne le saura jamais, la victoire de la gauche a tranché. BRUNO ISOLDA
|
Vos Commentaires