Mercredi 10 février 2010
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Vous savez, ceux qui se nomment les "grands" élus. Ils sont maires de l'agglo, ministre, député, sénateur et ils ne supportent pas la moindre contradiction.
La presse quotidienne s'est régalée ces denriers jours de communiqués tous plus vengeurs à l'encontre de Claude Mesangroas. Quel crime avait il donc commis ? Deux mots : trop "monolythique", trop
"ministériel". C'est ainsi que devant Michel Vauzelle, il qualifiait Toulon, son maire et son agglo.
Alors les maires UMP concernés ont cosignés une missive vengeresse, vulgaire, expliquant en substance qu'il allait devoir rentrer dans le rang si les habitants du Pradet voulaient voir la couleur
de l'argent public. Claude, avec beaucoup de dignité, leur répondit qu'il n'avait qu'un bercail, sa commune. Marc Vuillemot dans un billet plein d'humour et de culture défendit le droit à une
expression singulière.
M. Masson n'était pas là, il était en Chine. Alors, il ne voulut pas être en reste. A Claude qui s'étonnait que le maire de La Garde vienne animer un débat (payant) sur le thème de l'avenir du
Pradet, il affirme que puisque le conseil général paie (avec l'argent public), cela lui donne des droits de donneur de leçons. Il est vrai qu'il lui est plus facile de disserter devant un auditoire
conquis (et payant) que de débattre au conseil municipal de La Garde qui ne se réunira que dans six mois.
Là aussi, on voit la vraie fracture entre ceux qui défendent la coalition de l'olivier et ceux qui soutiennent Sarkozy. Ici, une culture de la diversité, du respect de l'autre, l'enrichissement par
la différence, de la promotion de l'intelligence collective et là, le culte de la pensée unique, du chef, du "je ne veux pas voir une tête dépasser".
Il reste une vraie fragilité de l'UMP locale à assumer de vrais débats.
Par Joël Canapa
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