Mardi 13 octobre 2009
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L'article de Var-Matin par Etienne Charles après lavisite à Brignoles, le jeudi 8 octobre 2009.
Une eurodéputée sur le terrain pour dialoguer. L'eurodéputée Marie-Christine Vergiat, en compagnie de Claude Gilardo (à sa droite) et Joël Canapa, vice-président du conseil régional (à sa gauche),
devant l'hôtel de ville.
Après le récent déplacement du maire Claude Gilardo à Bruxelles, au tour de l'Union Européenne de venir à Brignoles. Par le biais de son eurodéputée Marie-Christine Vergiat, tête de liste élue du
Front de gauche pour la vaste circonscription du Sud-Est. Avec cette première rencontre, le maire de Brignoles entend tisser des liens plus étroits entre « la base » et les représentants du
Parlement. « Afin d'expliquer ce qu'est l'Europe, son retentissement au quotidien sur la vie des Français, ses missions... » Mais aussi les travers de sa construction.
Défense du service public. Pas de hasard si l'élue du Front de gauche a répondu favorablement à l'invitation d'un premier magistrat du même bord... Pour échanger et partager sur des thèmes
d'actualité que tous entendent bien défendre à l'échelon local et communautaire.
« La défense du service public et le modèle social » avant tout, selon Marie-Christine Vergiat. En plein débat sur le devenir du service public postal, « le dogme de la concurrence et la fin des
monopoles étatiques » n'apparaît pas comme une inéluctable finalité. Du moins pour la députée qui compte bien lutter avec ses homologues étrangers pour préserver les singularités propres à chaque
pays. « Du modèle social européen aussi car il en existe bien un à part entière, aujourd'hui mis à mal par les libéraux au pouvoir... » Représenter les électeurs. Faire les marchés en campagne
électorale, une évidence... Mais poursuivre en étant à l'écoute de ses électeurs demeure une tout autre affaire. « Je me sens responsable devant les 175 000 personnes qui ont mis un bulletin à mon
nom dans l'urne. Voilàa pourquoi je souhaite les rencontrer, débattre d'idées (...) pour faire avancer l'Union ».
Européenne convaincue, tout comme Claude Gilardo, Marie-Christine Vergiat n'est pas pour autant partisane du Traité de Lisbonne. Si le texte confie davantage de pouvoir aux parlementaires, il
participe selon elle à la casse sociale. Fonctionnement, attributions, compétences, directives, pouvoir des trois organes directeurs de l'Union... autant de termes et d'enjeux que la députée
souhaite expliquer aux Français. Une tâche rendue difficile par l'immense taille de la circonscription. Seize départements. La deuxième, après l'île de France, en termes de population. Mais il faut
plus pour arrêter une femme politique désireuse de « mettre un coup d'arrêt aux injustices sociales et de rétablir la solidarité entre les peuples européens ». Presque le mot de la fin...
Par Joël Canapa
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