Mardi 12 janvier 2010
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C'est une bien mauvaise nouvelle que nous avons apprise hier. Même si nous nous y attendions, apprendre la disparition de Marcel fait
mal.
Marcel, c'est l'homme du terroir qui a épousé La Garde en se mariant à une gardéenne. Marcel, c'est le père de Jacques et de Max. Tous deux, hommes intègres, droits, qui ont fait la fierté de
Marcel. Max, le médecin attentif, attentionné, médecin à l'ancienne qui téléphone pour prendre des nouvelles de ses patients, Jacques, l'infatigable animateur d'associations, le cadre rigoureux de
la mairie, l'indomptable qui ne recule pas s'il est persuadé d'avoir raison, l'humaniste.
Quand je pense à Marcel, je vois la rivière des amoureux où il rêvait d'aménagements de berges, de lieux de promenades, je vois la vieille garde à laquelle il était très attaché, je vois le
syndicat d'initiative quand il était dirigé par des bénévoles, je vois les réunions préparatoires à la foire à l'ail et au boudin quand nous avions décidé de redonner tout son lustre à cette foire
ancestrale, je vois le musée de la vigne et du vin.
Un homme au fort caractère mais oh combien attachant. Un homme sur qui on pouvait compter. Je l'ai dit à Jacques et à Max, il va beaucoup nous manquer mais il compte
beaucoup dans la mémoire collective des gardéens.
A sa veuve, à ses enfants et petits enfants, je présente mes condoléances très sincères.
Par Joël Canapa
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