Mardi 24 novembre 2009
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Michel Vauzelle dénonce l’entêtement du Président de la République
à vouloir « recoloniser » la province et restaurer l’ancien régime centralisé
« La France était jusqu’à ce jour décentralisée, comme toutes les démocraties. Or le Président de la République a redit aujourd’hui son obstination à recentraliser la République autour du vieux
modèle napoléonien de « Paris et de la province ». Ce qu’il s’apprête à imposer à notre pays, c’est une formule coloniale où le Chef de l’Etat détiendra tous les pouvoirs, notamment pour réduire
les dépenses des collectivités locales et empêcher ainsi les investissements nécessaires à l’avenir de la France, de ses territoires et à l’activité de ses entreprises.
Les collectivités locales coûtent cher aux yeux du Président parce qu’elles portent 75 % de l’investissement national et donc, l’avenir de la Nation et de nombre de ses
entreprises.
En supprimant les conseils régionaux et les conseils généraux, en réduisant le pouvoir des communes, en créant, sur le modèle américain, quelques grandes métropoles qui draineront toute la richesse
nationale, le Président de la République viole l’article 1er de la Constitution : la République est « décentralisée » et son article 72 : « les collectivités territoriales de la République,
communes, départements et régions, s’administrent librement (clause de compétence générale) par des conseils élus ». Il n’y a pas de « millefeuilles ». ll y a trois « feuilles » comme chez tous nos
voisins européens : les communes, les départements et les régions.
Les maires de France, les élus municipaux, départementaux et régionaux doivent refuser cette atteinte à la démocratie, à l’identité nationale et à la
République.
Un fort mouvement de résistance doit empêcher la disparition des institutions qui assuraient jusqu’à aujourd’hui la démocratie de proximité, la solidarité nationale entre les territoires riches et
ceux qui ne le sont pas, la survie des communes rurales et l’activité des associations qui dépendent de la liberté que leur garantissaient les trois niveaux de collectivités locales
pour l’action écologique, culturelle, sociale et sportive de la Nation.
L’article II de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 reconnait au peuple ce « droit à la résistance » pour refuser cette recolonisation de la province et cette restauration de l’ancien
régime ».
Par Joël Canapa
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