Partager l'article ! Rencontre avec...Albert Camus.: Animé par José Lenzini, auteur de l'ouvrage "Les derniers jours de la vie d'Albert Camus". Jeud ...
Animé par José Lenzini, auteur de l'ouvrage "Les derniers jours de la vie d'Albert Camus".
Jeudi 06 mai 2010 à 18h30 dans les locaux de Varcades, 89 Rue Vincent Raspail - 83 130 - La Garde.
Il y a cinquante ans disparaissait Albert Camus.
Au moment où le Présidet de la République a manifesté son désir d'accueillir les cendres de ce grand humaniste au Panthéon, et où intellectuels de droite et de gauche se contestent son héritage,
José Lenzini permettra de mieux connaitre l'écrivain, ses convictions, son engagement.
José Lenzini évoquera les deux thématiques camusiennes : l'enfance algéroise, le profond attachement à la mère et à la nature ; et l'engagement humaniste. Veuve de guerre devenue sourde et quasi
muette suite à des aléas de santé, la mère de Camus s'exprime peu, mais son "silence peuplé" transmet amour et écoute.
De là naissent les mots de l'écrivain : « parler (...) pour ceux qui ne peuvent le faire.» Camus rend ainsi la parole à sa mère, il fait don de ses œuvres à "l''admirable silence d'une mère" dont
il souffrira toujours d'être séparé, elle qui refuse de venir en France. Camus, "l'homme révolté", agit aussi : pour rétablir la justice, pour la paix entre algériens et français, pour le respect
du peuple arabe ; contre toute révolution qui mène au terrorisme aveugle « qui un jour peut frapper ma mère (...); je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice.» On est
en Octobre 1957 : cette déclaration de Camus et sa nomination au Nobel enflamment la haine de ses détracteurs.
José Lenzini nous permettra de mieux comprendre pourquoi les intellectuels parisiens, Sartre en tête, ont contribué à discréditer Camus. Lui qui demeura toujours "étranger" à leur milieu mérite
réhabilitation. Quel meilleur écrivain pour interpeller notre temps, si oublieux de la valeur d'une vie, que cet humaniste ouvert au monde , résolu à convaincre qu'« aucune idée ne vaut qu'on tue
pour elle » ?
Manuel Falaschi
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