Partager l'article ! Retour sur une plénière: Une séance plénière est toujours un moment très solennel, la plénière d'installation l'est encore plu ...
Une séance plénière est toujours un moment très solennel, la plénière d'installation l'est encore plus. J'entame ma onzième année de présence ininterrompue dans l'assemblée régionale et au passage, mon assiduité est remarquée par "la Provence" puisque je n'ai loupé que deux réunions dans le dernier mandat de six ans.
Pourtant, la solennité républicaine me touche toujours autant. C'est un moment important pour la république que des élus travaillent, s'affrontent, échangent et décident.
Cette plénière était gâchée par la présence de Lepen. En sa qualité de doyen d'âge, il présidait même la séance. Que faire dans ce genre de situation ? C'est une question lancinante à laquelle personne n'a trouvé la bonne réponse. Le Front de Gauche a décidé de ne pas assister à son discours, je le respecte. Le groupe Europe Ecologie a brandi des panneaux sur lesquels étaient inscrits les valeurs de la république française "liberté", "égalité", "fraternité", ce qui a entrainé une suspension de séance. Nous avions choisi d'en faire un non évènement en envisageant de ne quitter la salle que si des dérapages verbaux survenaient. Nous voulions que le fait marquant soit l'élection du président de la région et rien d'autre.
Quelle était la bonne attitude, je n'en sais rien. Ce que je sais en revanche, c'est qu'on ne combat pas efficacement le front national par des postures politiciennes. Ce parti représente la troisième force politique de la région et tous ses électeurs ne sont pas d'affreux fachos racistes. Il y a parmi eux nombre de gens désespérés, aux abois, victimes du système capitaliste et qui trouvent de bien mauvaises réponses face à un système qui nous broie.
La meilleure réponse réside dans la refondation de la gauche. Une gauche qui parlerait moins d'elle et plus des gens. Une gauche qui mette de côté les luttes des égos pour se consacrer aux problèmes du pays et des français. Une gauche qui incarne un changement et qui redonne envie aux électeurs d'y croire.
Utopie, me direz-vous ? Peut être. Mais c'est pour y croire et faire vivre l'espoir que je me suis engagé en politique il y a trente quatre ans de cela, que à l'instar de milliers d'autres militants, je passe des soirées et mon temps libre à imaginer, concevoir, réfléchir à ce qui peut être le mieux.
Avec un tel taux d'abstention, la gauche ne doit pas laisser griser. Sarkozy a perdu la main mais pas encore la présidentielle. Alors travaillons à un projet de gauche, un projet d'espoir et de changement.
C'est, me semble-t'il, la feuille de route que nous donne les électeurs.
C'est l'éternelle histoire du ça, du moi et du Surmoi...Ce qui fait que l'Homme est Homme.
L'Ego désignant le sujet qui pense, on pourra retenir alors qu'il s'agit là d'un compliment... Oui c'est vrai que parfois il enfle et devient à tel point démesuré qu'il provoque l'implosion! Les conseils de prudence et d'humilité sont donc toujours bons à prendre.
Quant à la lutte des places, les dissensions, tout cela existe dans tout groupe et à fortiori politique ou de quelconque influence... Il s'agit juste pour ces égocentrismes parfois exacerbés de composer avec leur cœur, leurs convictions, leurs engagement et leur intelligence. Personne ne pouvant se vanter de laver plus blanc que blanc, nous ne sommes que des Hommes. Cependant une seule chose me semble être primordiale, la gauche a besoin de tous les « amis » de la liberté, de l'égalité et de la fraternité... et de la tolérance aussi.
Ha oui une dernière pensée, avant de terminer mon propos... On surfe bien sur le blog de Joël Canapa, qui n'est pas à ce point égocentrique qu'il ne fasse comme Alain Delon et parle de lui à la troisième personne? La fait que l'on fréquente son blog expliquerait-il le fait qu'il emploie souvent le « Je »? Une enquête est ouverte.