Mardi 27 octobre 2009
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Le monarque a tranché. Après la défection du maire de Toulon, Hubert Falco, c’est finalement le député du Vaucluse, Thierry Mariani, qui
portera les couleurs de l’UMP aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Pour nous, conseillers régionaux communistes, le nom du candidat de la droite a peu de conséquences sur notre détermination à le battre et à faire gagner la gauche.
Cependant, le choix de Thierry Mariani ne peut que nous inquiéter sur l’esprit qui risque de régner dans la confrontation démocratique devant guider la réflexion des citoyennes et des citoyens de
notre région.
Ce n’est donc pas l’élu local mais bien l’idéologue qui vient d’être désigné. Celui d’ une droite dure, clairement conservatrice et aux relents de populisme. Sa mission : amplifier la stratégie de
siphonage des voix du Front national et de l’extrême droite qui, malheureusement dans notre région, n’a pas dit son dernier mot.
Les combats de Mariani sont bien connus : anti-PACS, anti-avortement, anti-jeune, anti-immigrés avec ses tristement célèbres propositions sur les tests ADN et les statistiques ethniques… Sans
parler de son refus de voter la loi proposant de reconnaître le 19 mars 1962 comme Journée nationale du souvenir aux victimes de la guerre d'Algérie.
De plus ses vieilles rivalités avec l’ex-lepéniste Jacques Bompard, maire d’Orange et tête d’une liste d’extrême droite dissidente, tombent à pic pour l’UMP qui, selon la méthode sarkozienne, va
déplacer le débat politique à droite. Les outrances de Bompard rendant acceptables les propositions de Mariani.
Favorable au démantèlement des collectivités territoriales et à la suppression des élus de proximité, Thierry Mariani ambitionne de présider une région où, élu en 2004, il ne siège quasiment
pas.
Ce n’est pas la conception des communistes et de leurs futurs candidats qui mèneront campagne autour d’un projet de transformation rassembleur, socialement solidaire et écologiquement durable.
Car la Région Provence Alpes Cote d’Azur et ses habitants méritent mieux qu’un président aux ordres d’un pouvoir antisocial et autoritaire.
Jean-Marc Coppola,
Président du groupe communiste et partenaires
à la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Conseiller municipal de Marseille
Par Joël Canapa
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