Lundi 25 janvier 2010
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Je tiens, dans ce billet, à retracer le très important, et original, travail que mène la Région dans sa démarche de solidarité envers les
vistimes du séisme en Haïti. Le Président Vauzelle m'a chargé de travailler avec le comité de pilotage des associations humanitaires. La première équipe part mardi matin.
Après un tour de table et un rappel par le Vice président Joël Canapa des travaux des deux précédents Comités de Pilotage Solidarité Internationale les points suivants ont été discutés puis actés
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la cellule d’assistance psychologique : ce dispositif a été mis en place dès le mardi 19 janvier par la mise à disposition au sein de la Mission Humanitaire de
trois numéros d’appel destinés à couvrir de façon continue les heures d’ouverture de l’institution régionale. Ces numéros d’accueil sont en liaison avec l’Association « Nour » qui très
aimablement s’est proposée pour nous apporter son concours professionnel. Ce concours s’adresse aux populations originaires d’Haïti vivant en Provence- Alpes- Côte d’Azur, mais aussi aux
membres des missions au départ ou au retour de leurs déplacements sur Haïti. Les membres de cette association ont une compétence avérée en matière d’appui psychologique. Ils sont intervenus
lors des tremblements de terre d’Algérie et du Maroc notamment. Les membres de l’association « L’AFASPA » sont également volontaires pour apporter leur concours à cette cellule.
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Il s’avère à présent peu probable, sinon impossible, mais surtout inutile, d’affréter un avion capable d’acheminer une équipe lourde de professionnels des SDIS et
de leurs équipements d’accompagnements lourds visant l’intervention dans l’urgence (recherche de survivants, matériel lourd de désincarcération, etc.). Aucune demande émanant de l’Etat n’a été
formulée ni autorisation d’atterrir donnée dans ce sens à un transport organisé par notre région. Par ailleurs, aucune réponse de la délégation à l’action humanitaire du MAE n’a été donnée à
notre demande d’information sur les besoins en matériels des populations victimes de ce sinistre. Les représentants de l’Etat Français n’ont de toute évidence pas besoin du concours des
collectivités locales en ce moment.
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A l’inverse, la mission plus légère, baptisée « Pont humanitaire médical PACA », se construit dans un très grand enthousiasme de la part des associations
concernées, à savoir Humaniterra (chirurgiens, anesthésistes), PCSF, MDM, mais aussi parce qu'elle bénéficie du concours des médecins du SDIS et de l’appui logistique de professionnels. Cette
mission est placée sous la coordination du Commandant Jannin. La mission sera composée d’une quinzaine de personnes partant pour une durée du 10 jours. Le départ devrait pouvoir s’effectuer
dans le courant de la semaine prochaine. Elle sera réduite en matériel au strict minimum et en nombre incompressible (15 maximum). Sa composition regroupera, au-delà des personnels médicaux
(chirurgiens, médecins, kinés, psychologues, infirmiers), des logisticiens. Compte tenu des conditions lourdes d’insécurité et des possibilités de réplique, cette mission ne regroupera que des
personnes expérimentées, ayant déjà vécu dans ces situations physiquement et psychologiquement très difficiles. Le coût de cette mission varie en fonction de la durée et du nombre définitif des
personnes embarquées. La fourchette se situe entre 50 000 et 70 000 Euros. La très haute qualification des personnes membres de cette mission suppose que du matériel d’intervention léger puisse
être acquis par Humaniterra (un besoin de financement concernant ce matériel autonome d’anesthésie estimé à 15 000 euros a été soumis à l’examen du Conseil Régional ) MDM 13 a fait état sans en
préciser le montant d’un complément de matériel d’intervention pour pouvoir au niveau de sa délégation locale participer utilement à cette mission . Ce matériel pourra servir lors des missions
à ultérieures. Le réceptif sera assuré sur place soit par les équipes de MDM, soit par celles de l’Ordre de Malte Haïti en poste sur le terrain (en cours d’étude).
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S’agissant du second groupe « Eau », il associe aujourd’hui deux structures capables de répondre à la fois à des besoins de court terme et à des besoins de moyen
et long terme. C’est ainsi que la Société des Eaux de Marseille dispose à travers sa branche « Water Help » de moyens d’intervention immédiats en termes de potabilisation et de distribution
d’eau potable. La Société du Canal de Provence dispose de représentants sur le terrain et d’un savoir faire spécifique fondé sur plus de vingt ans d’ingénierie de l’eau en Haïti. Ces deux
sociétés ont par ailleurs d’énormes capacités d’intervention pour bâtir des projets sur le moyen et long terme, collectivement ou séparément, en faisant appel toutes deux à des cofinancements
générés par des grands bailleurs de fonds internationaux. Ces deux partenaires vont pouvoir, lors de ce premier déplacement, approfondir et préciser les projets à construire sur le moyen terme
en relation avec les autorités locales, mais aussi préparer les conditions d’une réponse immédiate aux besoins en eau potable des populations civiles. - S’agissant des conditions dans
lesquelles un plan de formation et de sensibilisation pourrait être mis en œuvre par nos partenaires régionaux afin que les populations sachent quelle attitude adopter en tant de crise, en plus
de l’ENSOSP qui avait été pressentie, de nouvelles équipes de formation se sont proposées pour contribuer à sa mise en œuvre (UDSP 13). - S’agissant à présent d’une sollicitation émanant des
associations haïtiennes souhaitant que notre institution puisse les appuyer dans la mise à disposition à leur bénéfice d’une salle de concert leur permettant d’utiliser les recettes liées à cet
événement au bénéfice de la reconstruction d’un équipement éducatif dans la ville de Moagona, nous avons obtenu l’accord du Théâtre du Gyptis qui peut libérer une soirée à partir du 6
février.
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S’agissant de la demande émanant d’un étudiant boursier haïtien à laquelle le Président du Conseil Régional a été particulièrement sensible, nous pourrons si
l’Exécutif en est d’accord proposer un dispositif régional spécifique destiné à prendre en compte les situations d’étudiants qui, dans notre région, soit parce qu’ils ne peuvent plus percevoir
de bourse, soit parce que leurs parents victimes du séisme ne peuvent plus contribuer à leur scolarité, se retrouvent dans une très grande précarité. Cette proposition ne devrait pas concerner
un grand nombre d’étudiants, mais quelques cas isolés.
Enfin il est apparait utile de préciser qu'une fois l’urgence passée la région, dans le cas ou elle déciderait d’inscrire son action sur le long terme, aura pour obligation d’inscrire cette action
dans le cadre d’un accord de coopération (Loi thiollières).
La mission « pont humanitaire médical PACA » pourra donc utilement renseigner l’institution sur le niveau et la localisation d’autorités territoriales capables de contracter avec notre institution.
Deux réunions se sont tenues ensuite plus spécifiquement consacrées aux aspects techniques de la mission « pont humanitaire médical Haïti-Provence Alpes Côte d’Azur » et Groupe Eau
Par Joël Canapa
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