Le Blog de Joël Canapa
Je persiste à penser que les médias traitent trop de la chronique de cette crise majeure et pas suffisamment des causes et, surtout, des
conséquences.
Je voudrais que des voix fortes s'élèvent à gauche pour dire les mots : il s'agit de la crise d'un système économique. Il porte le nom de système capitaliste. Ce n'est pas que cela me réjouisse d'y insister mais il vaut mieux appeler les choses par leur nom.
Ce n'est pas un accident de parcours, c'est la nature même d'un tel système que de se pousser à son paroxysme jusqu'à l'explosion.
Le capitalisme financier qui n'a produit que du virtuel ne pouvait se terminer autrement. Le marché ne peut se réguler seul, c'est le devoir de la puissance publique.
Je suis convaincu qu'une crise extraordinairement puissante va se produire. Aujourd'hui nous en voyons les causes, pas encore les effets.
De cette situation doit sortir quelque chose de neuf. Un système d'exploitation encore plus dur ? Une société plus égalitaire et mieux régulée ? J'ai la conviction que cela dépend de nous, de l'interaction de dizaines, de milliers, de millions d'individus qui feront bouger les lignes vers l'un ou l'autre des côtés.
Je voudrais que des voix fortes s'élèvent à gauche pour dire les mots : il s'agit de la crise d'un système économique. Il porte le nom de système capitaliste. Ce n'est pas que cela me réjouisse d'y insister mais il vaut mieux appeler les choses par leur nom.
Ce n'est pas un accident de parcours, c'est la nature même d'un tel système que de se pousser à son paroxysme jusqu'à l'explosion.
Le capitalisme financier qui n'a produit que du virtuel ne pouvait se terminer autrement. Le marché ne peut se réguler seul, c'est le devoir de la puissance publique.
Je suis convaincu qu'une crise extraordinairement puissante va se produire. Aujourd'hui nous en voyons les causes, pas encore les effets.
De cette situation doit sortir quelque chose de neuf. Un système d'exploitation encore plus dur ? Une société plus égalitaire et mieux régulée ? J'ai la conviction que cela dépend de nous, de l'interaction de dizaines, de milliers, de millions d'individus qui feront bouger les lignes vers l'un ou l'autre des côtés.
Mer 22 oct 2008
4 commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec toi, nous ne voyons que la face immergée de l'iceberg. On essaie de nous faire croire que le plus difficile est passé mais ce n'est pas vrai. La situation est arrivée au point de non-retour. Avant la fin de l'année 2009 nous allons assister à l'écroulement du système. Les petites entreprises ne peuvent pas résister à cette situation. Tout ceux qui ont besoin de prêts pour pouvoir avancer seront pris à la gorge et ceux qui ont un peu d'argent pour le roulement vont tout perdre. Les seuls qui s'en tireront à peu près sont ceux qui fonctionnent avac l'argent virtuel (placements, etc), ainsi que ceux qui vivent des crédits ( qu'ils ont déjà). Je ne suis pas sûr par contre que les gens dans leur majorité aient envie de s'investir pour faire changer les choses. Trop d'invidualisme!!! Amitiés
Jean-Laurent - le 22/10/2008 à 08h48
C'est aussi l'incompétence des collectivités qui ont contracté des prêts basés sur des subprimes et
les mairies dans ce cas sont très nombreuses.Quand on vit à crédit , on le paie un jour.
bernard - le 22/10/2008 à 16h53
On ne peut se permettre de soupçonner les collectivités d'être la cause de cette crise.
Surtout lorsque l'on sait que ces mêmes collectivités sont les pilliers de notre République.
Elles protégent et défendent les principes fondateurs de notre démocratie: Liberté, Egalité, Fraternité.
Car contrairement aux discours de certains, les services publics ne sont pas un poids pour notre société mais une immense garantie de l'égalité des citoyens.
Depuis des années, on entend le chant de certaines sirènes qui voudraient nous faire croire que la chose publique est un boulet pour notre développement...
Il est vrai que tout cela a un coût mais c'est aussi une immense richesse pour les générations futures; une protection pour chaque citoyen.
Jef - le 23/10/2008 à 00h07
Le capitalisme financier n'a pas produit que du virtuel, hélas. Quand les entreprises dont les résultats ne sont pas dans le rouge, licencient pour garantir un bon dividende aux actionnaires, ça n'a rien de virtuel.
Actuellement, tout le monde salarié fait le gros dos en espérant que l'averse ne nous mouilleras pas. La vague, le tsunami de la vraie crise, c'est à dire la crise sociale, est à craindre... Comme j'aimerais me tromper.
Serge
Serge - le 23/10/2008 à 21h11