Le Blog de Joël Canapa
Le projet de budget de la sécurité sociale pour 2009 recèle plusieurs surprises, entre autres : la possibilité offerte aux salariés de
travailler jusqu'à 70 ans ! La mise à la retraite d'office fixée à 65 ans est supprimée.
Une réforme qui ne dit pas son nom, faite en catimini. Au cours du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2009, les députés ont glissé une disposition qui permet de repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans dans le transport aérien et à 70 ans dans d'autres secteurs. Il ne s'agit pas d'un nouvel âge légal (qui lui demeure à 60 ans si les 41 années de cotisation ont été réunies), mais d'une possibilité offerte aux salariés. Tout se fera sur la base du volontariat. Mais la mise à la retraite d'office, fixée à 65 ans, est quant à elle supprimée.
Ces nouvelles dispositions, ainsi qu'une extension de la possibilité de cumuler un emploi et une retraite, ont été votées par les députés de la majorité peu avant minuit, la veille du week-end de la Toussaint. En clair, personne ne les a vues passer. Ce projet doit encore faire l'objet d'un vote solennel le 4 novembre, puis passer devant le Sénat mi-novembre. Mais les Verts et le Parti communiste français sont montés au créneau.
L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans, gageons que dans quelques temps, cette limite deviendra l'âge officiel de départ en retraite !
Une réforme qui ne dit pas son nom, faite en catimini. Au cours du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2009, les députés ont glissé une disposition qui permet de repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans dans le transport aérien et à 70 ans dans d'autres secteurs. Il ne s'agit pas d'un nouvel âge légal (qui lui demeure à 60 ans si les 41 années de cotisation ont été réunies), mais d'une possibilité offerte aux salariés. Tout se fera sur la base du volontariat. Mais la mise à la retraite d'office, fixée à 65 ans, est quant à elle supprimée.
Ces nouvelles dispositions, ainsi qu'une extension de la possibilité de cumuler un emploi et une retraite, ont été votées par les députés de la majorité peu avant minuit, la veille du week-end de la Toussaint. En clair, personne ne les a vues passer. Ce projet doit encore faire l'objet d'un vote solennel le 4 novembre, puis passer devant le Sénat mi-novembre. Mais les Verts et le Parti communiste français sont montés au créneau.
L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans, gageons que dans quelques temps, cette limite deviendra l'âge officiel de départ en retraite !
Lun 3 nov 2008
4 commentaires
L'idéologie rend aveugle. La réalité de la France est qu'à partir de 50 ans, c'est le début de... la fin de sa vie professionnelle. C'est triste, mais c'est la réalité: passé 55 ans, un salarié n'intéresse plus les entreprises, ou alors rarement.
Alors pourquoi ces régressions ("réforme" est un synonyme de régression à droite)?
Quel intérêt d'imposer au plus grand nombre une période d'inactivité et de recherche de boulot avant la retraite? A part faire baisser le niveau des retraites?
FRED - le 03/11/2008 à 08h31
Bientôt la retraite à 100 ans ...
Guillouzic - le 04/11/2008 à 09h44
C'est juste pour faire comme les Etats-Unis mais eux c'était il y a plus de 10 ans ! Aujourd'hui ils viennent d'élire le 1er Président Noir, faudra t'il attendre encore 10 ans pour virer Sarko et sa politique de casse ? Faudra t'il encore 10 ans pour enfin espèrer une politique pour le peuple et non pour les entreprises qui "souffrent" de leur chute en bourse ? ....
Emilie - le 05/11/2008 à 08h09
Même sur la base du volontariat (pour l'instant...), avec 4 millions de chômeurs/rmistes et 3 millions de précaires qui ne cotisent quasiment pas, reculer l'âge de la retraite à 70 ans est une pure ineptie !
Elle risque en effet de bloquer totalement l'embauche des jeunes et au final creuser encore plus les déficits.
Travailler un peu plus longtemps ne serait pas choquant si l'on éradiquait le chômage et la précarité de masse.
Voir le concept expérimenté depuis 14 ans sur 400 PME en France : la semaine de 4 jours à la carte (modulable sur une ou plusieurs années), dont la généralisation créerait au minimum 1.6 million d'emplois en CDI, sans 1 ct d'augmentation du déficit budgétaire de l'état ni des charges des entreprises (étude Ministère du Travail/Caisse des Dépôts/Patrick Artus).
Sa viabilité macro-économique est justement basée sur une durée cotisation retraite de 42 ans.
Voir les différents ouvrages de Pierre Larrouturou à ce sujet.
http://nouvellegauche.fr
MKL - le 05/11/2008 à 14h52