Le Blog de Joël Canapa

Cette contribution appelant à un débat d'idées populaire, je me permets de donner mon avis.

J'adhère totalement au projet de société qui est proposé et à la méthode pour le construire, ensemble, dans un large rassemblement, démocratiquement.

Toutefois, je voudrais rebondir sur 2 points. Le premier concerne le rapport au capitalisme qui me semble un peu trop excessif au moins en terme de communication. Tout le monde est conscient que la mondialisation des échanges est un fait qui par ailleurs est plutôt positif en soi. Le problème est de réussir à imposer au niveau de l'OMC des règles qui permettent de combattre l'exploitation des plus faibles, les règles d'un commerce équitable, un commerce basé sur la valeur réelle des produits, des biens, des services et pas sur une valeur fictive dictée par les lois de la Finance au seul profit de certains gros actionnaires.

Je suis bien consciente en écrivant cela que c'est tout le système capitaliste qui est à réformer et même à réinventer. Toutefois, il me semble que se prononcer absolument contre le capitalisme risque d'inquiéter une certaine partie des gens de gauche et de faire apparaître ce mouvement que vous voulez initier comme un peu trop extrémiste alors qu'en réalité ce n'est pas le cas.

le second point sur lequel je voudrais rebondir est la base de ce rassemblement et j'espère d'un nouveau parti de la gauche. Ce parti doit trouver sa source non seulement sur le socle du PCF mais également d'une partie du PS. Si le PCF se reconstruit sur lui-même avec un nouveau nom, ça ne fonctionnera pas à mon avis. En tant que militante et élue de gauche sans appartenace à un parti, je souhaiterais que se crée un nouveau parti de gauche qui rassemblerait dès sa création des communistes, des socialistes, et de nombreux militants de gauche non adhérents à un parti politique.

je crois que c'est la seule façon de réconcilier les gens qui votent à gauche avec les partis politiques. En espérant que cette contribution aura un avenir....

Lun 17 nov 2008 7 commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec toi Jennifer. Un grand parti de Gauche unis , compétant ,réactif serait une véritable Révolution et redonnerait espoir et courage au peuple. J'ai l'impression que c'est dans l'idée de Jean Luc Mélenchon . Comme je disais sur facebook:"Gauche française sors toi les doigts du c.. sa urg'!!!" Ryan
Guillouzic - le 17/11/2008 à 09h42
Cet avis a le mérite d'exister et merci à Joel pour l'avoir édité sur son blog. A mon avis il n'y a pas de capitalisme gentil et de capitalisme méchant. Il y a le capitallisme dont la finalité est l'exploitation de l'homme par l'homme fondé sur la privatisation des moyens de Production et d'Echange. Le niveau d'exploitation dépend de la capacité des hommes et des des femmes à s'organiser pour faire avancer leur conditions de travail et d'existance. Aujourd'hui nous remarquons que même dans les pays développés cette lutte est de plus en plus difficile en prenant comme exemple la France où 10% du PIB sont passés du travail au capital. Dans ce contexte se sont les idées socialistes et communistes qu'il faut faire avancer dans le cadre de la lutte de classe qui doit être une réalité. Il faut inventer un système en rupture avec le capitalisme dont le seul but est l'accumulation du capital et la confiscation complète des profits réalisés. Ce système nous pouvons l'appeler socialisme ou communisme et il passe par les nationalisations, la création d'un pôle public financier ainsi que par la participation des salariés et des usagers au CA des grands groupes. Il n'y pas que l'économie capitaliste pour gérer les échanges mondiaux, il y a l'économie et ses règles adaptées au libéralisme ou au socialisme. Pour ma part je préfère la seconde solution. Elle n'empêcherait pas les échanges incontiurnables entre les différents systèmes. Cette idée n'est pas utopique, elles est viable même si le chemin a emprunté paraît difficile et semé d'embûches. Quant à un front populaire et de gauche le plus large possible c'est un autre problème qui doit prendre en compte la situation et la vision de chaque parti en présence. Aujourd'hui, à la sortie du congrès de Reims il n'y aucune vision par rapport au PS, si ce n'est qu'au niveau européen on peut constater où les a amenés la social démocratie et la co-gestion avec la droite (Angleterre, Allemagne, Italie...) Alors, OUI, tout n'est pas simple, mais en se réclamant de gauche il faut savoir avec qui et pourquoi on veut lutter, sans compromission avec la droite ou le MODEM au risque de vendre son âme au diable et d'y perdre sa crédibilité, ses racine et son idnetité. Pour exemple je ne citerai que ces nombreuses gens qui perdues lorsque le PCF a abandonné son approche populaire au bon sens du terme se sont retrouvées dans les filets du FN qui a su exploiter leur désarroi. Alors de faisons pas la même erreur en direction de la droite capitaliste et en acceptant son modèle ou en voulant le réformer. Dans cette crise planétaire les idées progressistes ont ont bel avenir et en France le PCF aussi. Des milliards ont été distribués aux banques et aux entreprises, rien pour les salariés mis à part le couperet qui tombe sur les emplois et étouffe les salaires. Alors comment penser que le capitalisme peut se réformer ? Comment penser que les 7 millions de prauvres de l'éxagone le seront moins. Seul Sarkozy essaie de nous faire avaler cette couleuvre. Les gens qui votent à gauche se réconcilieront sur des valeurs de gauche que nous sauront porter haut et fort. Il s'agit d'un travail de tout les jours sur le terrain dans nos villes, nos villages et nos entreprises. Nous avons assez de talents pour ne pas être au crochet d'un système qui nous étouffe.
Jean-Marie Bernardi - le 17/11/2008 à 10h24
Monsieur Bernardi, votre commentaire mérite que j'y réponde et que je puisse argumenter davantage. Vous nous dites que le capitalisme, fondé sur la privatisation des moyens de production et d'échange, doit être totalement combattu. En effet, je ne partage pas cette idée qui va à l'encontre de la liberté d'entreprendre. Tous les domaines d'activités ne doivent pas être nationalisés. Bien au contraire, les petites entreprises doivent être aidées car non seulement elles créent de l'emploi, mais contribuent aussi à le préserver localement, sans risque de délocalisations. Pour ce qui est des grands groupes, il me semble nécessaire de ne pas remettre en cause le principe de l'investissement privé qui permet de les faire vivre financièrement. Tout en disant cela, je suis persuadée non seulement d'être de gauche, mais également d'être bien plus à gauche que la ligne idéologique qui semble se dessiner au PS. Certains domaines d'activités doivent effectivement être nationalisés. je pense notamment aux transports ou aux énergies...Un véritable service public du logement doit être créé. les budgets de la santé, de l'éducation nationale et de la justice doivent être renforcés. Pour cela, une juste répartition des ressources est nécessaire. Comme vous, je crois à la création d'un pôle public financier qui permette au politique de reprendre le pas sur l'économie. la contribution à propos de laquelle j'interviens et que je soutiens fait apparaître clairement l'importance de la notion de démocratie qui était malheureusement totalement absente des régimes communistes ou socialistes qui ont existé ou existent toujours d'ailleurs. Il faut réellement trouver le bon compromis entre la liberté des individus et l'égalité entre eux. Je partage votre position sur l'intérêt de la participation des salariés et usagers aux conseils d'administration des grands groupes. Nous devons renforcer la participation des citoyens à tous les niveaux de décision, une véritable démocratie participative telle que celle créée à Porto Alegre. Pour cela, nous avons besoin d'une Europe sociale forte, qui pèse dans les instances internationales pour contribuer à en modifier les règles, qui utilise sa banque centrale comme un outil au service des citoyens. Toutes ces mesures ne sont absolument pas compatibles avec une alliance avec le MODEM, ni avec la social-démocratie et ses alliances avec la droite qui effectivement n'ont rien amélioré chez nos voisins européens. Au contraire, un véritable parti de gauche tel que Die Linke d'Oskar Lafontaine en Allemagne a toute sa place en France. Il faut rompre avec les partis existants. Le PS doit trouver sa place vers le centre en s'affirmant comme un véritable parti social-démocrate et un nouveau parti doit se créer à gauche composé de socialistes, de communistes et de tous les autres qui ne se reconnaissent pas dans ces partis politiques. Il faut s'appuyer sur le travail accompli pendant des années par ces partis, mais il faut aller de l'avant pour permettre à la gauche de se relever. l'union fait la force. Vous pouvez constater que ces mesures ne sont pas fondées sur des valeurs de droite, libérales et conservatrices, mais plutôt sur des valeurs démocratiques, universalistes et progressistes. je crois que cette modération dans la communication employée pourra mieux rassembler la gauche.
Jennifer Deli - le 18/11/2008 à 00h20
Madame, sans vouloir faire un dialogue quelques précisions. Quand je parle de fondation du capitalisme sur la privatisation des moyens de production, il s'agit bien entendu des grands groupes industriel et financiers qui aujourd'hui au nom de la lliberté d'entrependre licencient dans notre pays pour délocaliser la où la main d'oeuvre est bon marché. Je ne vise pas dans mon propos, mais peut-être est-il bon de le préciser, les petites entreprise, qui représentent un part importante de notre tissus économiques et social. Néanmoins pour bien connaître ce milieu, il faut y faire des progrès et notamment en matière de droits syndicaux qui y sont souvent baffoués ou "interdits" par la pression faite aux salariés qui y travaillent. Elles ne garantissent pas la protection absolue contre les délocalisations et des exemples récents ou plus anciens comme sur la Garde le démontrent et l'ont démontré. Je suis d'accord avec vous que leur nationalisation n'est pas concevable. Un autre service devrait être renationaliser néanmoins et je l'ajoute à votre liste : celui de la commununication ouvert au capital par Quilles, un ministre socialiste en 1995. Depuis des milliers d'emplois ont été supprimés et des plates formes ont été ouvertes à l'étranger hors europe. Pendant ce temps le service public périclite et l'âge de la retraite est repoussé. Attention aussi par rapport aux services postaux. Concernant les régimes communistes ou socialistes, je ne pense pas qu'ils en étaient vraiment et qu'ils'agissait là d'une déviance de la pensée Marxiste. Mais les hommes sont des hommes et aujourd'hui les régimes sociaux démocrates sont loin des idées des penseurs socialites également. Enfin je ne pense pas que la rupture avec les partis existants fera avancer les lignes.De mon côté je me reconnais très bien dans mon parti et rien ne m'empêche de travailler avec d'autres pour mettre en commun ce qui nous rassemble au nom de l'intérêt général et sans arriè pensée personnelle ou électoraliste. Tous les jours je milite au rassemblement de cette gauche et dans mon village nous avons quelques difficultés car certains préfèent faire alliance avec le diable en vendant leur âme à la droite. Au final nous partageons malgré tout de nombreux points. En respectant nos différences et en travaillant sur les points communs, tous ensemble nous avancerons.
jean-marie bernardi - le 18/11/2008 à 09h14
Bonjour et merci à Joel pour organiser ce débat .. nous savons tous son talent d'organisateur et merci à ceux qui réfléchissent quitte à se confronter ..ils ont le mérite de se mouiller . Je vais étre simpliste ..tant pis j'assume . la grande force du Capitalisme est de faire nous étonner quand un pétrolier est pris en otage et que nous - les Occidentaux piratons depuis le début le pétrole et autres matières premieres à des Peuples . La grande "escroquerie" du Capitalisme est de nous "acheter" avec nos petites voitures et petites vacances alors que combien d'enfants n'ont pas l'eau potable . La grande " frime " du Capitalisme est de faire croire que sans lui .. point de création, dynamisme, innovation alors qu'à mon avis c'est une évolution normale de la conscience humaine .. d'évoluer . La grande erreur du Capitalisme est de dire que le Socialisme , le Communisme peu importe .. dans 300 ans il y aura un autre mot .. signifie logiquement directives, soumissions, petits et grands chefs, goulags .. ma conviction est de croire le contraire Amitiés et continuons à débattre au moins on est vivant Max
max - le 19/11/2008 à 04h28
M. BERNARDI, à la date du 5 novembre sur le blog, j'ai écrit quelques réflexions personnelles concernant la crise (que je vous invite à lire) et je termine en disant qu'une grande partie du peuple ne peut plus attendre "le grand soir" où le capitalisme mondialisé serait renversé par un soulèvement populaire et général... Dans l'urgence, des mesures peuvent être prises dans le cadre de nos institutions et de notre économie, certes capitaliste. Cela n'empêche pas d'avoir une visée, un objectif. Mais les choses doivent bouger, et vite et je suis persuadé que cela ne peut pas se faire, comme Besancenot le croit, par des mouvements populaires "spontanés" car nous ne sommes plus en 1936 !! Ce que la gauche peut proposer aux plus pauvres et à la classe moyenne (pensons à elle surtout) c'est que, tout de suite, des mesures soient prises ! Je pense que c'est le sens réaliste à donner au texte de Jennifer.
Laurent - le 19/11/2008 à 13h53
ENFIN un discours dans lequel je me reconnais! A quand la création de ce parti de gauche rassembleur? J'adhère de suite!
marcel PERAUT - le 24/11/2008 à 18h28