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Joel Canapa, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Conseiller Municipal de La Garde,83130,(Var)
Michel Vauzelle interpelle Roselyne Bachelot
pour une augmentation du quota d’étudiants infirmiers
en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Par courrier en date du 4 juin 2009, Michel Vauzelle, Député Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur demande à Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports de réexaminer la demande de la Région de porter pour la rentrée 2009 de 2000 à 2114 le nombre de places d’étudiants infirmiers admis en première année en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’arrêté du 26 mai 2009 fixe en effet ce quota à 2000 places.
« Je suis très surpris de la non prise en compte de ma demande alors même qu’elle a été formulée dans le respect des compétences qui m’ont été confiées » s’étonne le Président de la Région.
En effet, entièrement financées par la Région, les places supplémentaires demandées sont nécessaires pour répondre aux enjeux de santé publique auxquels Provence-Alpes-Côte d’Azur doit aujourd’hui faire face.
Elaboré en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs locaux dont les services déconcentrés de l’Etat, le Schéma Régional des formations sanitaires et sociales adopté à l’unanimité par les élus régionaux le 8 février 2008 a souligné les difficultés de recrutement que connait la profession d’infirmier sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il a également mis en exergue que ces difficultés allaient s’accroître dans les cinq années à venir du fait du départ à la retraite annoncé de plus de 12 500 professionnels. Pour répondre à cet enjeu majeur, Michel Vauzelle avait dès 2008 demandé à l’Etat d’ouvrir 750 places supplémentaires s’ajoutant au quota de 1740 places prévues jusqu’alors pour la préparation au métier d’infirmier.
« Vous avez partiellement répondu à ma demande en 2008 en accordant à la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur une augmentation de 260 places. L’effort engagé doit se poursuivre » insiste Michel Vauzelle.
La loi du 13 août 2004 a en effet transféré à la Région la responsabilité du financement des formations initiales du travail social et des professions paramédicales et de sages-femmes. Cette décentralisation n’a fait l’objet d’aucune consultation préalable par l’Etat et ne s’est pas accompagnée des moyens financiers suffisants. Malgré cette situation préoccupante, la Région assume pleinement cette nouvelle responsabilité et mobilise des moyens financiers conséquents en réponse aux questions de santé publique qui sont en jeu.
Publié le 11/06/2009 à 06h00 dans Articles